On ne se laisse pas aller, et on continue à polluer l’atmosphère avec des trajets en avion complètement irresponsables d’un côté à l’autre du pays. Ce weekend on était de retour en Californie, mais cette fois-ci à Saint José, juste un peu au sud de Saint François, pour la teuf des 90 ans du grand-père de Ryan. Que c’est bon la Californie...
On a passé la première soirée chez Mark, ça nous a rapellé l’ambiance de notre voyage en Amérique du Sud, y compris la sieste obligatoire en milieu d’après-midi. La région est très propice à l’agriculture, donc tout pousse magnifiquement dans le jardin, même les bestiaux et les colibris! Ca c’est Sport, le chien de Mark.
Il fait toujours beau à Saint José, on peut pas se rater.
Et ça c’est l’oiseau, moi je l’appelle Oscar mais en fait il n’a pas de nom.
Une grande partie de l’ouest du pays est en flammes en ce moment, faut dire que la dernière fois qu’il a plu dans la région c’était quand on y était en février...
On a promené Sport dans la petite rivière à grenouilles qui coule devant chez Mark. Pas honte de lever la patte au pied de l’oranger devant la maison...
Puis samedi soir c’était la grande teuf de famille. On a très bien mangé dans un restau italien (les grands-parents sont d’origine italienne), toute la grande famille rassemblée. Ryan a bien pratiqué la photo d’évenement, c’est loin d’être si facile que ça en a l’air... Moi je m’en suis exemptée, car son matos est bien plus approprié pour ce genre d’aventure. Puis, nous avons été passer la nuit à Santa Cruz, où la famille a une maison de vacances.
Santa Cruz, c’est l’un des berceaux du surf, et avant d’être une ville chic aux grandes résidences secondaires c’était une bourgade de surfeurs hippies. Le Pacifique vu de la grande terrasse de la maison, c’est pas mal...
A la fraîche (en plus d’être matinaux, on est un peu décalés de 3h), nous sommes allés nous promener. La météo locale est très typique de la côte: brume épaisse tout le matin, jusqu’à midi où le soleil fait fondre la brume, et hop tout est dégagé. Mais pour l’instant c’est tout brumeux.
Il n’y avait pas grand monde à traîner à 8h, sauf le gars en rouge une grande colonie d’oiseaux sur la pointe en haut à droite. C’était probablement des pélicans, on en a vu des gros paquets voler au ras de l’océan à de nombreuses reprises.
Puis à 10h il y avait un surfeur isolé, qui attendait la vague. Non pas celle-là.....
Et whouuuuushhhhhhh la vague bouillonne....
On prend la voiture pour aller dans la ville voisine de Capitola pour le brunch. Petite pause photo en chemin:
La région comporte la plus grande concentration de voitures rétro que j’aie vue depuis un moment. Quelques modèles européens par ci par là:
Mais sinon c’est du grand style américain sympa, comme ces nombreuses voitures de surfeurs plaquées bois.
Pendant le brunch sur la plage ça se dégage...
Et au retour à la maison, les surfeurs sont apparus en troupeaux compacts.
Une vague, youpi!
Puis on a passé le reste de l’après-midi dans des chaises longues sur la terrasse à bouquiner et roupiller. Ah que c’est bon.
Bref ce fut un bien beau weekend, le plus dur étant de sauter une nuit dans l’avion au retour. Vive les vacances!
Devinez où j’ai encore une fois été traîner mes galoches ce weekend...
Non, vraiment pas d’idée?
Pourtant, là ça devient évident....
Ah, mais vous avez deviné là, bien joué, j’étais à San Francisco!
J’ai été visiter ma popine Jess qui a déménagé de chez nous en Californie.
C’était un peu comme l’année dernière quand Jocelyn et moi avons a été faire une super rando par là-bas avec Jess et son copain David. Jocelyn était par là-bas ce weekend aussi, mais pour un mariage, et même si j’y suis allée ce weekend en particulier pour se retrouver là-bas comme l’année dernière, elle n’a pas pu se libérer. Dommage, elle a raté un MA-GNI-FIQUE magasin de tissu!
Tout était organisé par couleur et texture sur quatre étages, les vendeuses étaient géniales, et je n’ose même pas vous raconter l’étage de boutons, dentelles et rubans... Non, il ne vaut mieux pas que les bricoleuses d’entre vous en sache trop. Bref je suis revenue avec de nouveaux tissus pour de nouveaux projets.
Il a fait grand beau samedi, ce qui apparemment n’est pas très commun dans ces contrées. Le vent (du large, littéralement) est toujours frisquet, mais au soleil on pouvait supporter un t-shirt.
Du grand San Francisco classique, les rues en pente et les cable-cars:
Bref ce fut une bien belle journée de promenade avec Jess pendant que David faisait de la planche à voile. Dimanche matin, l’empereur, sa femme et le ptit prince nous avons enfilé des habits chauds pour aller faire un tour de la baie à la voile sur le bateau de David.
Et voici Capitaine David et Moussaillon Jess sur le vaisseau Emily:
Un petit coucou à Alcatraz pendant qu’on y passe:
Ca vente pas mal pendant la traversée de la baie parallèle au Golden Gate, normal on est dans la vallée où le vent s’engouffre entre le Pacifique froid et les montagnes chaudes dans les terres. Du coup on ne traîne pas, bien penchés à 35 degrés.
Tiens, on voit la fin du nuage permanent qui habite sur la baie!
Un coup le nuage permanent passé, à nous les tropiques! On a même vu un lion de mer jouer avec un gros poisson, mais il était trop loin pour être intéressant avec l’objectif que j’avais sur mon appareil photo au moment, et si je vous mets une photo avec une petite vague et un dos noir au loin vous allez être déçus.
On a fait le tour de l’île de l’ange juste au nord de SF, c’était très choli. Puis, au retour, il a fallu retraverser la vallée des vents, et là on était penchés à un bon 45 degrés pendant quasiment une heure, et mon appareil photo a même bu une petite tasse alors pas de photo pour vous. Pauvre Jess n’était pas trop fraîche sans un pied marin, mais mon estomac d’acier n’a pas vu le problème. On s’est pris quelques beaux embruns, et Capitaine David s’est éclaté. Jess et moi, tout ce qu’on demandait c’était de revoir la terre ferme, mais on avait confiance dans notre capitaine et son vaisseau qui-ne-se-retourne-pas, et on est retournés au port sans problème. Quelle aventure, pour la première sortie à la voile de ma vie!
Puis on est revenus à la maison se changer, et on a conclu le weekend par une petite balade à Chinatown.
Tiens, première fois que je vois une Smart en Amérique, bien encadrée:
Et pour finir, une petite photo pour vous montrer qu’ils sont pas très droits à San Francisco, je sais pas où ils vont chercher leurs maçons mais y a franchement des soucis de parallélisme.
Que c’est bon les vacances, même quand ça ne dure que deux jours!
Vous vous souvenez de Chaiten? Eh bien figurez-vous qu’il y a quelques jours, le volcan du même nom, le chapeau couvert d’un glacier, est entré en éruption après 2000 ans d’inactivité, crachant des cendres à plusieurs kilomètres de haut et forçant les 4500 habitants de Chaiten à être évacués! D’après notre informateur local, il est possible que la ville de Chaiten soit rayée de la carte, pour cause de danger d’éruption plus sérieuse... Mark n’était pas sur les lieux au moment de l’éruption (il parait que c’est sympa le Panama...), mais il semblerait que notre vallée à dinosaures soit recouverte de jusqu’à 1 mètre de cendres! Ca alors.... Il est donc possible que vous ayez vu les photos de Chaiten juste à temps avant sa destruction.
Par ailleurs la maison de la maman de Ryan, à Hawaii, a elle aussi des soucis de volcan. C’est un monde!
Pour repartir de Chaiten, Mark nous avait réservé deux places dans l’avion pour Puerto Montt. Les tickets se sont égarés, mais on était dans la liste des passagers, donc pas de souci, faut être à l’aéroport à 18h15. Petit stress quand on dit à Mark qu’un Cessna Caravan est parti à 17h45: et si c’était le notre??? Mais non, peu après que l’on arrive à l’aérodrome de Chaiten à 18h00 on voit un autre Cessna Caravan arriver. Pas de danger de perdre son bagage, ils sont en haut de la pile. Youpiiiiiiiiiiii!!!
Pas de places attitrées ici: on s’installe juste derrière le pilote avec mon appareil photo en main, et les 5 autres passagers derrière nous. On va jusqu’au bout de la piste, puis on fait demi-tour:
Et c’est partiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII!!!!
Au revoir Chaiten! Au revoir gigantestque glacier!
Au revoir rivières turquoises!
Pendant que moi je regarde par la fenêtre Ryan est captivé par l’art du pilotage.
Il a même recréé ce vol sur son simulateur de vol à la maison: même avion, presque même trajet (l’aérodrome de Puerto Montt n’était pas dans la liste d’aéroports donc il a dû atterrir à l’aéroport normal, ce qu’on aurait préféré en vrai), même météo, et il n’a même pas crashé.
Tiens d’autres volcans, et on commence notre descente après 30 minutes de vol, on doit être bientôt arrivés.
C’est là que commence une série de surprises plus ou moins bienvenues. D’abord, on atterrit sur un bout de piste minuscule avec 2-3 petits avions du même calibre: heu, c’est pas possible que notre avion pour Santiago soit parmi ceux-là, et on n’a pas des tonnes de temps avant notre connection, hein? La dame de Patagonia Airlines nous dit qu’il faut prendre un taxi pour l’aéroport, le vrai, et que ça va coûter $8 000 pesos. Dommage, on n’en a que 7 000, que l’on complémentera par quelques dollars. Plus de détails sur la monnaie chilienne à suivre. On prend donc un taxi, qui nous trimballe dans une circulation pas possible pendant une demie-heure jusqu’à l’aéroport en plein milieu de la campagne. Bon, on a encore 45 minutes avant le décollage de notre premier vol sur nos 3 pour revenir à la maison. Là, la dame de LAN (la compagnie aérienne sud-américaine) tapote longuement sur son ordi, puis va consulter ses collègues... Mais qu’est-ce qui se passe? En plus elle ne baragouine que quelques mots d’anglais, et mon espagnol est assez limité en vocabulaire... Elle nous dit qu’American Airlines a fait une erreur dans notre itinéraire, et que notre premier vol, marqué de 20h25 à 22h00 sur notre ticket électronique arrive en fait à Santiago à 23h00 car Santiago est censé être une heure plus tard (dans un pays tout en longueur verticale ça parait bizarre, mais on n’est pas en mesure de discuter), et que notre seule solution c’est de prendre le même vol Santiago - NY le lendemain soir au lieu du soir-même, et qu’elle ne peut rien faire pour notre vol NY - Boston, nous laissant au bon vouloir des interlocuteurs suivants... QUOI??? Après moultes discussions, grincements de dents et tapotages de clavier elle nous donne finalement des tickets pour notre premier vol, qui, au fait, est retardé de 3 heures. Chapeaux les amis, non pas une mais deux raisons d’être pas contents! Bref on poirreaute un moment dans l’aéroport, désespérés de devoir passer la nuit dans l’aéroport de Santiago un coup rendus là-bas à 2h du mat’, puis on décide plutôt de changer notre premier vol en retard pour un autre le lendemain, et de passer la nuit dans un hôtel à Puerto Montt à la place. Merveilleuse idée, passer la première nuit de nos 44h de voyage dans un lit! En tout cas heureusement qu’on était deux pour ce genre de souci, parce que si j’avais été toute seule (sans ordi) ça n’aurait pas été rigolo DU TOUT. Voilà comment on a fait un arrêt imprévu à Puerto Montt.
Vue de l’aéroport pendant la soirée déprime du voyage:
Le lendemain matin, au lieu d’être à NY dans la file d’immigration comme prévu, on va se promener dans Puerto Montt. Cette ville est un chantier permanent et un marché de rue en même temps. On est mercredi matin au passage, et ça grouille de partout:
Des poteaux électriques de première classe:
Et un joyeux mélange de cultures et de moyens:
Qui veut de la belle saucisse jouflue?
Une belle salade ou une botte de radis?
Les Chiliens sont généralement plus typés sud-américains que les Argentins, qui ont énormément d’influence européenne.
Les couleurs sont toujours dynamiques, ça réchauffe l’oeil.
Et comme promis, un petit topo sur la monnaie chilienne. Le taux de change est 400 pesos pour US$1, ou 600 pesos pour 1 euro, ce qui rajoute nombre de zéros aux étiquettes de prix. Ceci dit les étiquettes en question utilisent le signe “$” quand même, ce qui pousse la bouteille d’eau à $600 et ces générateurs en promo de $200 000 à $900 000.
Ceci dit j’étais assez surprise (par rapport au Mexique ou à la Chine par exemple) de voir le coût de la vie à peu près 80% des prix américains en Argentine et 90% au Chili. La conclusion que les mauvaises langues vont tirer c’est que les US descendent bien bas, mais je ne vais pas rentrer dans ce débat.
Bref après cette promenade dans Puerto Montt, on retourne à l’aéroport et on prend l’avion de 13h30 pour Santiago. Beaucoup d’agriculture coincée entre le Pacifique et les montagnes:
Rendus là-bas, American Airlines et LAN se renvoient la balle de la faute qui nous cause 24h de retard, mais sont d’accord d’une chose: il n’y a pas de décalage horaire entre Santiago et Puerto Montt, grrrrrrrrr... Il parait qu’ils auraient dû changer d’horaire mais ne l’ont pas fait. Franchement, comment une entreprise aussi dépendante de l’heure peut ne pas être sûre de leur propre heure? Heureusement, le restau de l’aéroport est plutôt bon, et on se régale de sushis et de pisco sours (le cocktail local) avant d’embarquer, de faire une escale à Lima et de trouver notre chemin vers Boston avec seulement quelques discussions à NY. Que d’aventures!
Et vous serez ravis d’apprendre que depuis que nous sommes revenus, j’ai revé à plusieurs reprises que nous sommes coincés à Santiago et qu’on n’a pas moyen de revenir à la maison...
Pour conclure ce voyage, voici comme promis les albums photos un peu plus détaillés: Ryan a tout sur son photoblog et voici le mien
Juste un petit rappel avant de commencer: n’oubliez pas d’aller consulter Ze map si jamais vous êtes perdus. On reprend la route vers le Chili après quelques jours de relaxation totale. La frontière est intéressante. D’abord on sort d’Argentine (tampons sur le passeport, douanes, etc), puis on fait environ 1km de route, puis on rentre au Chili (tampons sur le passeport, douanes, contrôle du véhicule, etc). Tout se passe bien. La rivière que l’on suit est l’une des plus reconnues mondialement pour le rafting, et sa couleur (malgré les nuages) est inspirante.
Après quelques heures de route (100% route de terre cette fois-ci), on arrive à la cabane de Mark au Chili:
Il fait grisonnant et il commence à pleuvoir, mais on espère voir les 3 glaciers environnants pendant notre séjour.
Avant que la pluie ne se mette à tomber franchement, on prend quelques photos d’abeilles défiant les lois de la gravité avec un gros corps orange et des petites ailes, ci-dessous en pleine action d’aterrissage sur un fushia sauvage (partout partout dans la forêt et sur le bord des routes):
Comme je le disais précédemment, la cordillère des Andes arrête tous les nuages venant du Pacifique, ce qui donne dans cette région la dernière forêt de pluie (rain forest) tempérée du monde, particulièrement verdoyante et active en animaux sauvages, principalement des oiseaux.
Mark et Roxana dorment dans la cabane de Mark (sans eau courante ni électricité), pendant que Ryan et moi restons dans la “cabane d’amis” du voisin. Jack est un ancien professeur américain qui a plein de choses à raconter. Vu du salon de chez Jack et Patty en regardant la pluie tomber:
Puis après la sieste (de rigueur en Amérique du Sud, où le temps est une notion fluide) et le dîner, on rentre dans nos pénates, on allume notre bougie et notre poêle à bois pour la nuit (heureusement que j’ai un maître du feu expérimenté en poêles à bois), et on regarde le soleil se coucher par dessus les nuages, avec cette drôle de couleur orange du brouillard.
Le lendemain, on va passer un bon moment dans les sources chaudes du coin. L’eau sort à environ 50 degrés Celsius dans une piscine au milieu dúne forêt verdoyante. C’est très plaisant. En sortant on achète des chaussons aux pommes locaux, des empanadas de manzana. Miam! Pas un endroit très photogénique, dommage pour vous. Sur le chemin du retour, une petite pause photo pour l’énorme glacier du coin:
Ah tiens notre cabane. Même qu’on avait une grosse citerne d’eau de pluie ou de la rivière pour la salle de bain et un chauffe-eau pour le confort de la douche chaude!
Ryan et moi avons décidé que c’était un endroit rêvé pour élever des dinosaures, avec des énormes feuilles de fausse rhubarbe que l’on imaginaient ruminées avec délicatesse par un Argentosorus affamé.
Puis nous sommes allés en ville pour le dîner. Chaiten est la préfecture de la province, mais on en fait vite le tour.
Le truc bizarre dans ces pays, c’est qu’ils ont sauté dans le train de la technologie relativement récemment, donc ils ont commencé direct avec les téléphones portables et l’internet sans fil partout, y compris dans la rue sur un muret dans le milieu d’une minuscule ville au Chili.
Chaiten est la capitale mondiale des chiens de rue qui sillonnent les 5 rues dans chaque sens et qui boîtent un peu pour attirer l’attention pour se faire donner à manger. Celui-ci apprécie le soleil qui se couche sur le Pacifique.
On a beaucoup rigolé en voyant passer ce cowboy bourré qui n’arrivait pas à rester droit sur son cheval. Heureusement que la monture avait un bon sens de l’équilibre et de l’orientation pour revenir à la maison.
Puis on est allés regarder le soleil se coucher à la plage Santa Barbara, mais les photos de Ryan sont mieux que les miennes, donc vous vous contenterez de ce petit lichen:
... et de ce buisson dans le soleil couchant.
De retour en ville pour le diner. Le Chili (enfin ce qu’on en a vu) est truffé de backpackers.
Le lendemain, grand beau temps...
Le bateau du voisin, qui pêche avec une boîte de conserve (on l’a vu à l’oeuvre, c’est tout un art):
On titille d’abord le saumon:
Mais en attendant que ça (ne) morde (pas), moi je prends des photos du glacier le plus proche:
C’est une rivière de plus en plus populaire parmi les pêcheurs (y compris étrangers), du coup les poissons sont un peu plus méfiants.
On continue la promenade touristique de la rivière:
Jusqu’au lac qu’on a suivi la veille en chemin:
Puis on pratique à nouveau la pêche à la mouche, que je documente précisément cette fois-ci puisque j’ai pris mon appareil. On lance le fil après plusieurs allers et retours en avant et en arrière pour obtenir la longueur de fil désirée en l’air:
Puis on regarde le poisson hésiter et rechigner sur notre belle mouche juteuse:
Et enfin on ramène sa mouche en tirant doucement sur le fil.
Mais ça ne mord pas non plus. Paraît que le jour après qu’on soit parti Mark a attrappé un saumon de 25kg, et rebelote de jour d’après. Le lendemain matin, de retour en ville, pendant que Mark reconduit Roxana a la frontière pour qu’elle retourne au travail quand même.
Nous on se promène.
Pour le déjeuner, je goûte la soupe de fruits de mer, une spécialité locale. Beaucoup de fruits de mer pour un seul repas, mais délicieux.
Puis on passe tout un moment assis au bord du pacifique, à regarder les chiens de rue, le volcan, les bateaux qui arrivent et repartent.
Rocky, le chien d’un pote de Mark, dans toute sa classe:
De l’herbe de mer:
Et enfin la pêche d’un pêcheur local, qui vient ensuite les vendre dans sa brouette en passant frapper à chaque porte.
On a beaucoup aimé Chaiten, cette minuscule ville de 5 rues de long et de 5 rues de large, collée entre les montagnes et le Pacifique.
During our stay in South America Clo learned to fish and I have proof! Check out this expert flyfishing:
And (assuming this video play for you) here she is landing a rainbow in the Rio Grande near Esquel:
Après quelques jours en ville, il est temps de descendre un peu plus au sud, pour enfin aller à la pêche. Mark, Roxana, Ryan et moi grimpons dans le gros 4x4 Mitsubishi, et en route pour Esquel. Notre destination n’est qu’à environ 300km dont la plupart de la route est goudronnée, mais on passe notre temps derrière des escargots ou des reliques impossibles à doubler dans les routes entre les collines. Pas trop de pauses photos, sauf dans la bourgade d’Esquel quand Mark passe récupérer une guitare chez des potes.
On passe ensuite devant le gîte de pêche de Mark, mais comme il a du monde on va rester chez des potes à lui, dans un autre gîte. Ca c’est le gîte de Mark:
Puis on continue sur des routes de terre, en passant par une ferme d’autruches locales, les Nandus:
Mais bon on n’était pas non plus tout proches d’elles, comme vous pouvez les voir sur cette photo qui met les choses en perspective (si si, regardez bien en bas à droite):
Et nous voilà arrivés chez la famille Beale, des anglais venus travailler pour les moutons de Benetton en Patagonie il y a 30 ans, et restés pour tenir un gîte avec toute la petite famille. Pas mal la vue de la terrasse!
Ce gîte est le top du top de la relaxation loin du stress de la vie quotidienne.
On se met les pieds sous la table le matin pour le petit dej’:
Puis on part à la pêche:
Puis on revient, on déjeune à 2h, puis à 3h c’est l’heure de la sieste.
On roupille, on se promène, on checke ses emails (car même au bout du monde y a internet sans fil par satellite), on va jouer avec les chevaux:
Au passage voici l’oiseau le plus commun que l’on a vu, des “lapwings”, un genre d’échassier avec des jolies couleurs et des yeux rouges. Qu’ils sont bruyants ces bourricots!
Et voici Clarence, qui s’est éclaté avec nous au lodge El Encuentro:
Et puis tout de même, quelques photos de pêche. La boîte à mouches m’a bien fait marrer. Miam comme ça a l’air juteux ces bebêtes en plastique!
Notre équipement de pros:
Et enfin notre équipe de vainqueurs entre la sieste et la pêche du soir, avec Greg notre super guide, avocat de formation mais bien plus intéressé par la pêche en Patagonie que par les histoires de divorces.
Et puis après la pêche du soir on rentre dîner, re-les-pieds-sous-la-table que c’est bon, surtout avec des légumes d’été en saison et du bon vin local.
Pour des raisons évidentes nous n’avons pas emmené nos appareils à la pêche, donc les seules photos de moi avec mes poissons sont avec le petit appareil que Ryan garde dans sa poche, pas de grande qualité. Vous les verrez tout à la fin, quand vous avez fini nos aventures que je vous distille délicatement, et que je vous balance nos albums de 200 photos chacun sélectionnées pour vous donner un aperçu plus complet. Mais en tout cas pendant qu’on était dans le bateau ou les pieds dans le courant on a vu le plus bel arc-en-ciel que je me souvienne, et puis j’ai attrappé 4 belles truites (relâchées par la suite), et Ryan en a pris 3. Le plus sympa dans ce genre de pêche, c’est de regarder les poissons se promener dans le courant ou bien zieuter notre mouche, hésiter quelques secondes, puis soit la suçoter soit rechigner sur une vilaine mouche en plastique même pas juteuse. Que c’est bon les vacances!
All of my photos from South America are up on my photoblog (photoblog.chezmojo.com), but I wanted to share this photo of Clo which I think is one of the best pictures I’ve ever taken.
On ne s’éternise pas en ville, puisque le but de la visite c’est d’aller découvrir la Patagonie, et on prend l’avion dimanche après-midi pour Bariloche, une relativement grosse ville au bord du lac Nahuel Huapi. On atterit au milieu d’un énorme rien du tout, dommage que je n’avais pas mon appareil pour vous montrer les collines désertiques qui nous ont accueillies. Il faut dire que les vents dominants viennent du Pacifique, et que la cordillère des Andes arrête tous les nuages, et du coup il n’y a plus de pluie pour la pampa argentine. A l’aéroport international de Bariloche (et ses 2 portes d’embarquement ), on retrouve le père de Ryan, Mark, et sa copine, Roxana.
Le lendemain, Ryan et moi partons en rando. Fastoche, nous assure Roxana, environ 4h pour monter et 4h pour descendre. En consultant mon petit guide de rando de Patagonie, je remarque que c’est environ 10km aller et la même chose au retour, avec quasiment 1000m d’élévation... On sait pas si on est préparés pour ça, mais bon il fait beau et le soleil ne se couche pas avant 22h30 donc ça nous laisse le temps de tenter. Ca commence au pied d’un charmant “petit” lac encore recouvert de nuages.
Là, on rencontre un gros zoiseau au saut du lit, encore ébourrifé. Mais qu’est-ce que c’est que ces bidules qui viennent m’embêter sous mon arbre?
D’toute’façon ils sautent pas bien haut les humains, même pas peur!
Il s’agissait d’un caracara comme au Puy du Fou, celui qui saute d’une tête à l’autre. C’est tellement plaisant de marcher dans la forêt sous un beau soleil du matin...
On rencontre même des connaissances innattendues: un cassis sauvage:
... ou encore des bambous Patagoniens, partout partout:
Et puis bien sûr on passe tout un moment à s’amuser à photographier les abeilles locales, on ne se refait pas.
On continue dans une zone qui a brûlé en 1999, et où la végétation est plus basse.
Entre les panneaux indicants: “Merci de ne pas faire de feu, voyez ce que ça peut donner”, on rencontre un arbre Halloween:
Et dans la série connaissances innattendues, ces fleurs que l’on trouve fréquemment chez les fleuristes, qui peuplent joyeusement les sous-bois:
Et alors que l’on marchait tranquillement sur le chemin, une mini-chouette s’est échappée des buissons pour se poser juste au dessus de nous. Comme elle était mimi, cette mini-chouette!
On continue à grimper... Pff... Pff... Que c’est fatigant! On arrive à un refuge sur le chemin, fermé pour cause de virus Hanta:
Et on continue... Pff... Pff.... On est presque au bout (un autre refuge, au bord d’un petit lac), mais on les derniers 500m de grimpette sont trop nous demander... On rebrousse chemin à cet endroit:
La descente va plus vite, mais on est totalement nazes rendus en bas, surtout qu’on a 2km à marcher pour arriver à l’arrêt de bus qui nous ramène chez Mark... Bref 21km de rando en montée et descente sans préparation, c’est crevant!
Le lendemain, on se promène en “ville”, oui oui oui Bariloche a quand même dans les 120 000 habitants. Les lecteurs fidèles de Clot News seront ravis de découvrir un poteau électrique local, fin et épuré.
La Lombard St locale:
Pour votre culture générale, sachez que les Argentins se plaignent toujours des Chilenos, et que les Chilenos râlent toujours sur les Argentins....
... Et que Bariloche a un petit air suisse, avec ses bâtiments en rondins et ses spécialités de chocolats fins.
Le lac Nahuel Huapi précédemment mentionné:
Et enfin, sur le chemin du retour on est monté sur la colline de manière bien plus facile que la veille, en téléférique Made in Austria.
Et même si cette photo est largement statique, sachez que le vent de là-haut battait les fleurs au sol, et que les abeilles s’y accrochaient quand même.
En tout cas Bariloche c’était très sympa, une bonne introduction à la Patagonie, qui devenait de plus en plus sauvage devant nos petits yeux émerveillés...
While eating dinner at a bar in Chaiten Chile called “El Quijote” a friend of my father’s came in and sat down. His name was Nicolas and he had with him a cloth bag with what looked like a tiny guitar inside. With very little prompting Nicolas pulled the tiny instrument out and told me that it was called a Charango. It was too dark to get a picture for myself, but here is what they look like (for scale, the entire instrument is shorter than my arm).
The Charango is actually Bolivian, but is played all over South America. My PhD adviser grew up in Bolivia so naturally I told him about this and he replied “You know those things are made from armadillos, right?”. Though Nicolas’ Charango was wood, the Charango was indeed originally made from armadillos.
Anyway, Nicolas started playing his charango for us and fortunately I had my MP3 player with me (not an iPod!) and was able to grab a (low quality) recording. The first two tracks are some random songs he probably made up, but the third is a traditional Bolivian charango song. If you listen very carefully (Nicolas is very soft-spoken) he introduces the song before playing. The charango is a 10-stringed instrument with five pitches all in the same octave and tuned to a minor chord. The effect is a tiny instrument that puts out a rich wall of sound totally unlike anything I’ve ever heard.
C’est au matin du maussade 8 février 2008 que nous voilà en route pour le voyage principal de l’année 2008: la Patagonie, oui oui oui! Ca faisait un petit moment que j’avais envie d’aller faire un tour en Amérique du Sud, depuis le Mexique en fait. Par le plus chanceux des hasards le père de Ryan possède 3 édifices sur ce continent: un gîte de pêche à Trevelin à côté d’Esquel, un bungalow à Bariloche, et une cabane à Chaiten, ainsi qu’un gros 4x4 qui ne crève qu’occasionellement sur les routes de terre caractéristiques de la région. C’est parti pour les aventures de Ryan & Clo en Amérique du Sud!
On commence par un jour et demi a Buenos Aires, puisqu’on y passe de toute façon. Le temps n’est pas merveilleux, mais tant qu’il ne pleut pas... Allez en route pour une petite promenade le nez frétillant dans la brise et les petits bras blancs à l’air...
On sort les appareils photos pour immortaliser la flore et la faune locale.
Les plantes sont très intéressantes, la plupart que je n’avais jamais vu auparavant.
Il y avait aussi beaucoup de plantes que l’on considère “d’appartement”, notamment des ficus avec les toutes petites ou les très grandes feuilles. Les petits oiseaux frétillent joyeusement.
On continue la promenade dans les petites rues de la ville.
Après un délicieux repas de sushis dans le parc japonais, on arrive un peu par hasard dans un cimetière en 3D. Les tombes sont des petites maisons collées les unes aux autres, toutes plus extravagantes les unes que les autres.
On dénombre des quantités d’angelots, de Jésus, de statues avec un air qui fait peur et de chats de gouttière.
Le ciel menaçant nous arrose de quelques gouttes.
Heureusement, ça s’améliore assez rapidement. Et devinez qui nous a suivi dans nos aventures.... Mais oui, c’est Peko le chachat!
On continue à se promener tranquillement, appréciant notre liberté de touristes pas pressés. Ca fait tellement de bien de s’échapper du boulot stressant et de l’hiver froid et humide!
Les petites rues de Buenos Aires me rappellent un peu la vie locale de Barcelone.
Et pour le diner de ce samedi royal, on s’est trouvé un succulent restau végétarien qui s’appelait Bio, que nous recommandons vivement. Pour votre information, les horaires de bureau Argentins sont en gros de 9 a 13 et de 16 a 20, donc y a pas un restau ouvert avant 21h. Quand on s’est pointés à notre 18h30 de touristes fatigués par une nuit dans l’avion, on nous a pris pour des zoufs, et on a du se résoudre à prendre une bouteille de bon vin local dans un bar pour patienter. Mais ça valait la peine de patienter, c’est sûr!
Le lendemain matin, direction le centre-ville un peu plus touristique.
C’est intéressant également, mais oppressant de pub et d’enseignes. Remarquez le “Open 25 hours”!
Un petit coin d’évasion?
On continue l’observation de la faune et la flore locale.
Remarquez les voitures européennes: c’est un joyeux mélange de véhicules actuels et de reliques qu’on ne croise plus qu’au fin fond de la Corrèze en France.
Et enfin un des nombreux graffitis au pochoir qui me faisaient bien marrer.
Voilà pour ma sélection raccourcie de photos de Buenos Aires. Pour vous tenir en haleine on vous garde les albums un peu plus détaillés pour la fin, y compris la délicieuse sélection de Ryan avec son oeil magique et son équipement de compète. Restez dans le coin pour la suite!
D’ici quelques jours vous allez découvrir avec délices les aventures de Ryan et Clo en Amérique du Sud. On est rentrés juste aujourd’hui de quasiment deux semaines entre l’Argentine et le Chili, en suivant le parcours ci-dessous.
Les reportages en images dans les jours qui viennent!
C’est bête pour vous, il a fait un temps de lion de mer ce weekend:
(“honk honk honk pouet!”)
Du coup va falloir vous contenter de petits citrons pour illustrer le bon petit voyage sympa en Californie d’où l’on revient. Mais je vous assure, c’était super sympa!
La petite famille Chiechi m’a très bien nourrie et accueillie.
La bonne nouvelle, c’est que c’est le grand moment tant attendu où vous m’envoyez votre adresse postale, je la note dans mon petit calepin, et dans quelques semaines vous aurez la chance d’avoir une carte postale du bout du monde dans votre petite boîte à lettres! Alors tous à vos emails, il vous reste trois jours avant le grand départ!
-In English now-
Had a fantastic weekend in California - stop - Thank you the Chiechi family - stop - Going to see the sun in three days - stop - Please send your postal address if you want to receive a postcard from the end of the world some time soon - stop -
For those who are wondering, Mojo is a cat. Mojoblog is named after Mojo, as is the domain Chez Mojo which is a reference to an area at the top of the stairs that Mojo calls home. This blog is meant to continue the tradition of the Clot News with the addition of Ryan’s ramblings. Speaking of which, he is constructing a photoblog here:www.chezmojophoto.com which is intended to demonstrate the learning process of photography.
Chez Mojo, c’est une petite partie de chez nous où il se passe plein de trucs sympas. Il y aura la suite de Clot News, ainsi que plein de nouveautés: du bla bla en anglais, des voyages, de la bonne bouffe, pleins de photos, des poils de chat, de la musique qui s’échappe par les petits trous, du pain frais, et du chocolat, poil aux doigts!