Sunday, October 12. 2008L'Islande avec des gros pneus
Allez, courage, on finit de raconter les vacances avec un gros dernier paquet de photos...
Pour notre deuxième jour en Islande, nous avons choisi de faire un tour en nénoooorme 4x4 sur la côte Sud du pays. Notre premier arrêt était à la “Cascade de la forêt” et son arc-en ciel qui apparaît dès qu’il y a du soleil: Nous sommes ensuite allés sur la plage (de sable noir, bien entendu), y avait pas un chat à se dorer la pilule. Notre chauffeur était très très sympa, et il s’est amusé à nous faire sauter des collines: à monter, puis à descendre: Il a ensuite repéré une grooooooosse colline, et les vikings, ça ne laisse pas tomber comme ça qu’il nous a dit. On recule jusqu’à la mer... On on appuie sur le champignon! (oui oui, on était bien à 45 degrés voire plus) On a monté jusqu’en haut, mais juste avant passer la bosse....... Piouf piouf piouf, on n’avance plus! Bon, tant pis, on va en tenter une moins pentue... Après avoir roulé dans des rivières et des cailloux, nous nous sommes dirigés vers notre arrêt suivant: une langue de glacier dont j’ai oublié le nom. Quel incroyable ciel bleu! Les gros nuages sont en chemin, cependant... Un gros caillou tout poli: 2008 était l’année des glaciers pour nous. En Patagonie, puis de la neige en été en Oregon, et enfin d’autres glaciers en Islande, c’est du grand luxe! On n’a pas marché dessus cas c’est un peu dangereux la patinoire sans patin, mais on s’est approché tout proche. Tout en noir et blanc: Vos touristes préférés: Et enfin de la végétation locale: ça monte pas haut, au sens littéral mais pas figuré. Puis on est repassés par la cascade de la forêt, c’était sur le chemin. Meuuuuuuh.... Comme il fait beau et moche en même temps, l’Islande est le pays des arcs-en-ciel. On a dû en voir 5 dans la journée. Comme on avait de l’avance, on a été faire un tour de l’autre côté du glacier, promenade qui fait normalement partie d’une autre excursion. Quelle chance! Nous avons donc remonté une vallée pendant tout un moment, avec des paysages qui changeaient à tous les tournants. C’était magnifique. Malheureusement il pleuvait et nous ne nous sommes pas arrêtés le long du chemin, donc c’est tout dans nos têtes et pas vraiment dans nos appareils. On a passé de grosses rivières dans notre gros Nissan, jusqu’à 1m de profondeur et plusieurs mètres de long. Ca éclabousse les fenêtres! On a passé tout un groupe de businessmen allemands qui avaient gagné un tour de 4x4 en Islande à conduire eux-mêmes, ils allaient moins vite que notre guide viking... Ce qui devait être la dernière étape du jour était cette autre cascade, avec ci-dessous nos compagnons du jour, deux Norvégiens sympas. On peut marcher en arrière de la cascade, mais bonjour les éclaboussures sur l’appareil! Heureusement, on avait des K-ways pour appareil-photo, mais ils ne protègent pas le carreau. On a retrouvé nos allemands: Pendant que tout le monde roupillait moitié sur le chemin du retour, notre guide a décidé de nous emmener à la centrale géothermique du coin. Très impressionnant!!! Une grosse boîte de conserve de 3m de haut crache une vapeur sulfurée avec grand fracas, et le vent balaye ça dans la direction qui lui chante. C’est la cheminée de sortie du surplus de vapeur, alors que chaque petite lune qu’on voit autour couvre l’arrivée d’un tuyau de 1 à 4km de profondeur, qui amène la vapeur à l’usine en contrebas. La pression de l’air, le bruit fracassant, l’odeur de souffre... Ca réveille! Bref c’était une bien belle journée de balade dans les paysages incroyables de l’Islande. Le drame d’un hôtel aussi bien placé dans le centre, c’est qu’il y avait un bar juste en dessous de notre fenêtre, et que les Islandais, il savent faire la fête! De minuit à 6h du matin, c’est que ça chante, ça rigole, ça crie à tout poumous... Quand ce n’est pas des gars bourrés qui sonnent notre sonnette à répétition à 5h du matin... Bref heureusement qu’on avait de boules d’oreilles pour pouvoir dormir! Dimanche c’est déjà le dernier jour... On va se promener avant notre bus pour l’aéroport à 13h30. De nombreux murs de Reykjavik sont peints en fresques très intéressantes. Le mur arrière de notre hôtel: Puis une fresque en spéciale dédicace à p’tit frérot, qui ne sait toujours pas faire son noeud: Un petit tambour sympa: Et encore des travaux encore et partout. Avec leur crise économique, l’expansion de Reykjavik risque de prendre un coup dans le flanc! Bref c’était un bien beau voyage. On ne sait pas encore ou sera le suivant mais on vous tient au courant. Tuesday, October 7. 2008Un jour à Reykjavik
Eh oui, l’étape suivante de notre petit séjour était dans un pays Européen méconnu: l’Islande. La compagnie aérienne nationale, Icelandair, offre des prix très compétitifs entre la côte Est des Zétazunis et l’Europe continentale, et permet de faire une pause en Islande pour le prix d’un trajet normal. Nous voici donc arrivés à Reykjavik jeudi soir, tranquillou sans souci.
Nous logeons sur la rue principale. C’est mimi comme tout. Il y a des oeuvres d’art un peu partout, comme ces petits oiseaux qui s’ébattent joyeusement au dessus de la rue. Il y a des travaux partout, la ville qui contient 70% de la population du pays est en plein développement. Partout, la terre est noire noire: le sol est complètement volcanique. Nous nous sommes dirigés vers le port, mais il s’est mis à pleuvoir dans la direction de nos appareils donc on a rabattu notre attaque vers les magasins. Puisqu’il pleuvait bien, nous avons shoppé comme si on était riches: pulls en laine, manteau contre les éléments, laine chaude pour tricotter un bonnet à Ryan (fini dans l’avion du retour), et autres bricoles. Les Islandais aiment beaucoup repeindre leurs maisons, et en profiter pour peindre de très jolies et originales fresques sur les murs tout plats. On monte la colline pour aller voir l’église-symbole controversée de Reykjavik: Hallgrimskirkja. Dommage, le clocher est en rénovation, on ne voit pas à quoi elle ressemble en vrai. C’est drôle, les panneaux de signalisation ressemblent beaucoup aux français, mais avec un fond jaune au lieu de blanc! L’intérieur de l’église est austère et résonne des marteaux-piqueurs des travaux sur le clocher. L’orgue principal est impressionant. On dirait qu’il a même des fusils de chasse dirigé vers le prêtre (luthérien, pour votre culture générale). Vue de l’arrière, ça donne ça: Les arbres ne poussent que quand ils sont plantés: vous verrez quand on part dans la campagne qu’il n’y a pas un arbre sauvage qui traîne. On continue la balade: Des drôles de véhicules qui traînent nonchalament: Un chachat qui ressemble un peu au moutons qu’on verra plus tard: bien poilu pour l’isoler des éléments. On se dirige vers une autre colline, d’où l’on voit le centre bourg (et les montagnes derrière). Remarquez le troupeau d’oiseaux en haut à droite: Reykjavik est malgré tout très étalé dans tous les sens, mais le centre-ville “touristique” est relativement petit pour une capitale. Ces petits clochers nous plaisent bien: Notre destination est le bâtiment de la Perle, en haut de cette colline. Ca vente dur, gla gla. Il faut savoir que la météo Islandaise est assez prévisible, en cycles de deux heures: pluie, soleil, vent, bruine, et on repart: pluie, soleil, vent, bruine. Et ça continue tout le temps, pratiquement tous les jours de l’année semblerait-il. Que du bonheur! Des champignons en métal: Et nous sommes allés visiter le musée des Vikings, qui ont créé l’Islande aux alentours du Xème siècle. Que d’aventures! Accompagné de délicieuse nourriture végétarienne locale, voici une belle journée de passée. Monday, October 6. 2008Balade à Nantes
Mercredi, JB dans sa petite tuture nous a à nouveau généreusement chauffé partout. Enfin nous sommes surtout allés à Nantes. Le matin il pleuviottait donc je n’ai pas daigné sortir mon appareil, mais on a trouvé un super sac à main (d’homme) pour Ryan, il ne sort plus sans. Puis nous sommes allés manger avec les filles qui travaillent à Nantes: Louise et l’Avocette. Nous avons passé un excellent moment ensemble à parler anglais, dommage qu’on les aie mises en retard pour le boulot du tantôt! L’après-midi, la pluie s’est calmée donc j’ai daigné sortir l’appareil. On a longé les quais de l’Erdre, c’était choli.
Puis on est tombés en plein dans la fête forraine, youpi! Pas pour faire des tours de manège, mais pour s’amuser à prendre des gens en photo. Par exemple, comme c’était mercredi après-midi j’ai fait une exploration de la mode ado Nantaise, et j’ai découvert les tout-noirs: ... et les tout-bigarrés: Rien entre les deux! Enfin si, ce petit bonhomme qui apprécie sa pomme au caramel... Miam! Nous sommes ensuite allés faire un tour au chateau. Ca faisait un bail que je n’y avait pas été, surtout depuis qu’ils ont fini de le rénover. On a fait le tour (gratuit) des remparts. J’ai continué un peu mon exploration de la mode étudiante, qu’est-ce qu’on s’amuse à mettre des inconnus dans la boîte dis-donc! Et puis là, on dirait qu’il a vu quelque chose.... Ah, c’est un alignement de gargouilles! Tout de suite on comprend mieux! Puis, nous avons pris le bateau-bus pour aller à Trentemoult, une petit bourgade de pêcheurs reconvertie en bourgade d’artistes sur l’autre rive de la Loire. C’était très très choli et nous avons pris beaucoup beaucoup de photos. Ryan a sorti son objectif macro pour essayer de capturer des gouttes de pluie sur le bord d’une feuille, mais c’était pas fastoche. J’ai ensuite découvert la macro au Fisheye, c’est rigolo comme tout! Si jamais vous voyez des dessins sur un mur sur le photoblog (patience, les photos du voyage n’y sont pas encore arrivées), voilà un peu de contexte pour ceux qui n’étaient pas avec nous: Et puis cette fenêtre me fait marrer: on dirait deux grands yeux et une bouche je trouve! On continue dans la série macro au fisheye: allez coco, on monte la côte! J’aurais bien aimé m’approcher plus près, mais j’aurais eu des traces d’yeux sur l’objectif, ça fait pas propre... Et puis je touchais déjà le mur. Là encore, quand vous verrez tout un tas de bestiaux sur le photoblog, vous saurez où ils habitent! Tiens, j’en connais un qui est en manque de chachat... On continue la macro au fisheye, qu’est-ce qu’on s’amuse! Puis on reprend le bateau, au revoir Trentemoult! Le ciel menace, menace... Avant d’éclairer Nantes tout délicatement pour la dernière vue de la journée. Voilà, les vacances en France c’est déjà presque fini! Pour ceux qui se disent: “mince, elle est même pas passée nous voir à Paris, la bougrette”, ou “elle ne nous a même pas envoyé de carte postale, quelle honte!” je vous rassure, je n’ai fait rien de tout ça... C’est trop court les vacances, et une semaine pour faire 2 pays c’est bien trop court! Mais la prochaine fois, promis je passe à Paris. La suite dans un autre pays. A bientôt les cocos! Saturday, October 4. 2008France, le début
Ah, que c’était bon les vacances... Rien que d’y penser, ça fait rêver...
Le matin du mariage, JB a eu la générosité de nous transporter jusqu’à St Macaire par le chemin des bois dans sa petite tuture pour le pomponnage de la mariée. Là, on est tombés devant un champ de tournesols fanés dans le soleil levant, et devinez ce que j’y ai trouvé.... Un charmant jeune homme habillé pour la noce! Ma p’tite nièce Esther se souvenait même de moi, la chance que j’ai!! Bien entendu, c’est quand on ne se lève pas pour le lever du soleil qu’il est joli: Lundi matin, nous nous sommes dirigés vers la côte, pour montrer à Ryan l’Atlantique de notre côté. On arrive aux marais salants de Guérande: Mais ça vente pas mal et le soleil n’est pas encore dans le bon sens pour la côte. donc on se dirige vers la bourgade fortifiée. C’est lundi, donc 1) Y a pas un chat et 2) Tout est fermé, mais on apprécie quand même la balade. Puis on se dirige vers le Croisic, où on passe tout un moment autour d’un bateau au nettoyage à pression. Trop cool! Du grand Croisic classique: On décide ensuite de s’aventurer sur la jetée qui mène au phare (nonon, pas au far, ma langue a failli fourcher): Ca vente dur, ça dépoussière les oreilles. Puis un petit tour sur la côte sauvage: ... et voilà un bien beau lundi de passé. La suite au prochain épisode! Monday, July 21. 2008Vacances en Oregon, la suite
Dimanche matin (toujours pas d’empereur, de femme ou de petit prince), on sort la mobylette de golf et on roule jusqu’au Country Club. Par chance, il fait beau (il fait à peu près toujours beau en été sur la côte ouest, pas comme à Boston), et on peut avoir des invités pour jouer au golf sur la côte ouest, pas comme à Boston. Clarence Chat s’est donc invité pour jouer lui aussi. Wouuuuuhoouuuuuuuuuuh!
Un Tiger en Birkenstock: Regardez-moi ce lancer, quelle amplitude! C’était la premiere fois que j’assistais à une partie de golf, c’était bien sympa. Après le jeu des grands, il a bien fallu que je mette la main à la pâte pour mon premier cours de golf (enfin je crois me souvenir d’avoir mis les pieds au club de golf de Cholet quand j’avais 10 ans au cours d’une balade en vélo, ça compte?). On positionne la baballe: On essaye de viser (c’est Paul, le beau-père de Ryan, en arrière plan ci-dessous): Et hop c’est parti pour un essai! Ma professeur, la maman de Ryan, est bien attentive: Bon, des fois elle part, et des fois elle part pas, cette maudite baballe... Mais bon c’était bien plaisant. J’ai même conduit la mobylette de golf, c’était le top. Moi j’aime bien quand il n’y a que deux pédales et que ça ne va pas trop vite... Après manger, nous sommes partis vers la côte, où les parents de Ryan ont une maison de vacances. Par contre, sur la côte, c’est presque tout le temps brumeux, et on n’y a pas échappé ce jour-là. Pour aller à la plage, il faut passer par le fond des champs: Parfois couverts de ronces (aïe aïe miam aïe miam miam): Puis on atterrit chez la voisine: Oooooh, quel bel engin! Pas moyen de le rater! Et enfin on arrive à la plage! On s’est bien amusés à prendre des photos d’action de Lucy, la caniche avec une crête rose de la maman de Ryan. Au retour on a croisé un drôle de bestiau: Ainsi que de belles potées en fleur. On s’est fait un délicieux repas de flétan pêché avec amour par Paul en Alaska, accompagné de petits légumes du jardin. Le lendemain matin, on croise les doigts pour que la brume se lève, mais c’est encore un peu juste... Là, on est montés à l’autre terrain des parents de Ryan, en haut de la colline. Lucy hume l’air: ça sent l’élan par ici! Normal, ils vivent dans le coin en grands troupeaux, des fois on peut les voir de la véranda de la maison de vacances. Puis on est allés à une autre plage, puisque le brouillard se levait doucement. Vive le filtre polarizant qui évite les réflections et rend l’eau transparente! Un tout petit crabe plus très frais: Et on retourne à Medford, c’est déjà presque la fin des vacances... Ryan a emprunté l’objectif macro de Paul, et on s’est bien amusé avec. Les grosses abeilles se sont bien portées modèles, mais figurez-vous que c’est vachement dur de gérer la tranche de netteté sur un objectif macro! La tête est nette, mais un chouia plus près et un chouia plus loin c’est tout flou. Bref rien ne vaut l’expérimentation dans un beau jardin pour maîtriser un nouvel objectif. Et puis rien ne vaut se mettre à ras du sol pour trouver des trésors. Le retour dans nos pénates s’est déroulé sans incident, on était même une demie-heure en avance à l’arrivée, quelle performance. Comme d’hab, si vous avez une photo favorite je veux bien savoir laquelle. Parce que bon, on se documente pour prendre de meilleures photos, alors je veux bien savoir si vous trouvez que ça s’améliore! Sunday, July 20. 2008Oregon poil au menton
Ah là là, j’ai encore pris trop de photos... C’est bête pour vous, ça veut dire que je vais vous polluer le blog avec plein de beaux souvenirs du merveilleux long weekend qu’on a passé avec la famille de Ryan.
Eh bien figurez-vous que le sud de l’Oregon c’est très choli. Le weekend n’a pas démarré très agréablement étant donné que notre premier avion était en panne et qu’on a dû passer par Las Vegas au lieu de Portland avec plusieurs heures de retard, mais bon, de nos jours, la seule attente qu’on peut se permettre d’avoir c’est d’arriver à destination avec tout son bagage, peu importe quand peu importe comment. Nous voici donc arrivés à Medford, Oregon, en plein milieu de la nuit. Au matin, le jardin rayonne de gouttes de soleil, quel plaisir... Pour le petit déjeuner, une mini-tomate par personne, les deux premières de la saison. Chaque matin on accompagne ça d’un jus de chaussette du jardin aussi: framboises, banane (pas du jardin), épinards, chou vert et autre verdure, et jus de vitamines. Miam! On continue le tour du jardin l’apppareil photo en bandoulière. Des baies que j’appelle “grains de café” car c’est comme ça que j’imagine les baies de café qui poussent dans les arbres: Et les gros poissons japonais voraces qui sautent en dehors de l’étang pour attrapper des moucherons, c’est pour ça qu’ils ont un grillage: Puis on continue la journée tranquillement avec un super massage thailandais, un bon dîner et une pièce de théatre. Le lendemain matin, on part en balade pour la journée. Premier arrêt à un laboratoire d’éclosion pour poissons, sur l’une des magnifiques rivières locales. Difficile de se rendre compte de l’échelle de cette photo, essayez de trouver les toilettes portatives pour votre référence. En gros, juste avant un barrage les saumons qui remontent les rivières sont attrappés et fertilisés, puis les petits poissons sont relachés pour la pêche et la reproduction, et ils reviennent au même endroit pour se reproduire quelques années plus tard. Donc cet endroit c’est plein de bassins d’élevage de truites et de saumons. Et on continue la route vers le cratère. En chemin, on s’arrête pour voir une rivière souterraine, je n’avais jamais entendu parler d’une chose pareille. Je retrace nos pas. Oh, la grosse rivière! Ah tiens, il semblerait que le gros de la rivière sort de terre sur la droite, alors que le lit à air libre n’a qu’un petit pipi d’eau qui coule en haut à gauche... Effectivement, vu d’un peu plus haut le long du lit, il n’y a pas grand chose qui coule à ciel ouvert... Explication: l’Oregon est un grand champ volcanique, et la rivière passe dans un ancien tube de lave qui forme un tunnel et est plus favorable à la rivière que de rester dans son lit. Et on grimpe et on grimpe... Le sud de l’Oregon est boisé de magnifiques forêts de conifères immenses, dommage qu’une bonne partie des ressources ait été exploitées et coupées à ras... Au passage, notez les tas de neige sur les côtés de la route, faut dire qu’on est à 2600m d’altitude, mais tout de même, en plein mois de juillet... Et nous y voilà! On est arrivés sur le bord de Crater Lake, le lac du cratère. Cherchez Waldo ci-dessous... Ce magnifique lac a été crée par une éruption volcanique il y a 7700 ans, où le chapeau du volcan s’est effondré sur lui-même, créant une cuvette pour la pluie et la fonte des neiges. Cette eau est extrêmement pure, et n’a pas de poissons car le lac n’est pas connecté à des rivières. On a fait le tour en voiture, comme le lac fait de 7 à 10km de diamètre la route du sommet fait dans les 50km. La surface de l’eau est tellement calme que quand le bateau à touristes passe, les vaguelettes se propagent sans interférences.... Et oui, l’eau est vraiment de cette magnifique couleur. C’est une merveille naturelle. Et puis comme il y a de la neige de 6 à 9 mois sur les côtés du cratère, il faut des énoooooormes chasse-neiges pour pousser tout ça. Youpi, une grosse machine à photographier! Bref voilà pour la première moitié du voyage. La suite au prochain épisode! Monday, June 30. 2008Saint José poil aux pieds
On ne se laisse pas aller, et on continue à polluer l’atmosphère avec des trajets en avion complètement irresponsables d’un côté à l’autre du pays. Ce weekend on était de retour en Californie, mais cette fois-ci à Saint José, juste un peu au sud de Saint François, pour la teuf des 90 ans du grand-père de Ryan. Que c’est bon la Californie...
On a passé la première soirée chez Mark, ça nous a rapellé l’ambiance de notre voyage en Amérique du Sud, y compris la sieste obligatoire en milieu d’après-midi. La région est très propice à l’agriculture, donc tout pousse magnifiquement dans le jardin, même les bestiaux et les colibris! Ca c’est Sport, le chien de Mark. Il fait toujours beau à Saint José, on peut pas se rater. Et ça c’est l’oiseau, moi je l’appelle Oscar mais en fait il n’a pas de nom. Une grande partie de l’ouest du pays est en flammes en ce moment, faut dire que la dernière fois qu’il a plu dans la région c’était quand on y était en février... On a promené Sport dans la petite rivière à grenouilles qui coule devant chez Mark. Pas honte de lever la patte au pied de l’oranger devant la maison... Puis samedi soir c’était la grande teuf de famille. On a très bien mangé dans un restau italien (les grands-parents sont d’origine italienne), toute la grande famille rassemblée. Ryan a bien pratiqué la photo d’évenement, c’est loin d’être si facile que ça en a l’air... Moi je m’en suis exemptée, car son matos est bien plus approprié pour ce genre d’aventure. Puis, nous avons été passer la nuit à Santa Cruz, où la famille a une maison de vacances. Santa Cruz, c’est l’un des berceaux du surf, et avant d’être une ville chic aux grandes résidences secondaires c’était une bourgade de surfeurs hippies. Le Pacifique vu de la grande terrasse de la maison, c’est pas mal... A la fraîche (en plus d’être matinaux, on est un peu décalés de 3h), nous sommes allés nous promener. La météo locale est très typique de la côte: brume épaisse tout le matin, jusqu’à midi où le soleil fait fondre la brume, et hop tout est dégagé. Mais pour l’instant c’est tout brumeux. Il n’y avait pas grand monde à traîner à 8h, sauf le gars en rouge une grande colonie d’oiseaux sur la pointe en haut à droite. C’était probablement des pélicans, on en a vu des gros paquets voler au ras de l’océan à de nombreuses reprises. Puis à 10h il y avait un surfeur isolé, qui attendait la vague. Non pas celle-là..... Et whouuuuushhhhhhh la vague bouillonne.... On prend la voiture pour aller dans la ville voisine de Capitola pour le brunch. Petite pause photo en chemin: La région comporte la plus grande concentration de voitures rétro que j’aie vue depuis un moment. Quelques modèles européens par ci par là: Mais sinon c’est du grand style américain sympa, comme ces nombreuses voitures de surfeurs plaquées bois. Pendant le brunch sur la plage ça se dégage... Et au retour à la maison, les surfeurs sont apparus en troupeaux compacts. Une vague, youpi! Puis on a passé le reste de l’après-midi dans des chaises longues sur la terrasse à bouquiner et roupiller. Ah que c’est bon. Bref ce fut un bien beau weekend, le plus dur étant de sauter une nuit dans l’avion au retour. Vive les vacances!
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Tuesday, June 17. 2008Saint François
Devinez où j’ai encore une fois été traîner mes galoches ce weekend...
Non, vraiment pas d’idée? Pourtant, là ça devient évident.... Ah, mais vous avez deviné là, bien joué, j’étais à San Francisco! J’ai été visiter ma popine Jess qui a déménagé de chez nous en Californie. C’était un peu comme l’année dernière quand Jocelyn et moi avons a été faire une super rando par là-bas avec Jess et son copain David. Jocelyn était par là-bas ce weekend aussi, mais pour un mariage, et même si j’y suis allée ce weekend en particulier pour se retrouver là-bas comme l’année dernière, elle n’a pas pu se libérer. Dommage, elle a raté un MA-GNI-FIQUE magasin de tissu! Tout était organisé par couleur et texture sur quatre étages, les vendeuses étaient géniales, et je n’ose même pas vous raconter l’étage de boutons, dentelles et rubans... Non, il ne vaut mieux pas que les bricoleuses d’entre vous en sache trop. Bref je suis revenue avec de nouveaux tissus pour de nouveaux projets. Il a fait grand beau samedi, ce qui apparemment n’est pas très commun dans ces contrées. Le vent (du large, littéralement) est toujours frisquet, mais au soleil on pouvait supporter un t-shirt. Du grand San Francisco classique, les rues en pente et les cable-cars: Bref ce fut une bien belle journée de promenade avec Jess pendant que David faisait de la planche à voile. Dimanche matin, Et voici Capitaine David et Moussaillon Jess sur le vaisseau Emily: Un petit coucou à Alcatraz pendant qu’on y passe: Ca vente pas mal pendant la traversée de la baie parallèle au Golden Gate, normal on est dans la vallée où le vent s’engouffre entre le Pacifique froid et les montagnes chaudes dans les terres. Du coup on ne traîne pas, bien penchés à 35 degrés. Tiens, on voit la fin du nuage permanent qui habite sur la baie! Un coup le nuage permanent passé, à nous les tropiques! On a même vu un lion de mer jouer avec un gros poisson, mais il était trop loin pour être intéressant avec l’objectif que j’avais sur mon appareil photo au moment, et si je vous mets une photo avec une petite vague et un dos noir au loin vous allez être déçus. On a fait le tour de l’île de l’ange juste au nord de SF, c’était très choli. Puis, au retour, il a fallu retraverser la vallée des vents, et là on était penchés à un bon 45 degrés pendant quasiment une heure, et mon appareil photo a même bu une petite tasse alors pas de photo pour vous. Pauvre Jess n’était pas trop fraîche sans un pied marin, mais mon estomac d’acier n’a pas vu le problème. On s’est pris quelques beaux embruns, et Capitaine David s’est éclaté. Jess et moi, tout ce qu’on demandait c’était de revoir la terre ferme, mais on avait confiance dans notre capitaine et son vaisseau qui-ne-se-retourne-pas, et on est retournés au port sans problème. Quelle aventure, pour la première sortie à la voile de ma vie! Puis on est revenus à la maison se changer, et on a conclu le weekend par une petite balade à Chinatown. Tiens, première fois que je vois une Smart en Amérique, bien encadrée: Et pour finir, une petite photo pour vous montrer qu’ils sont pas très droits à San Francisco, je sais pas où ils vont chercher leurs maçons mais y a franchement des soucis de parallélisme. Que c’est bon les vacances, même quand ça ne dure que deux jours!
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Sunday, May 4. 2008Des nouvelles de Chaiten
Vous vous souvenez de Chaiten? Eh bien figurez-vous qu’il y a quelques jours, le volcan du même nom, le chapeau couvert d’un glacier, est entré en éruption après 2000 ans d’inactivité, crachant des cendres à plusieurs kilomètres de haut et forçant les 4500 habitants de Chaiten à être évacués! D’après notre informateur local, il est possible que la ville de Chaiten soit rayée de la carte, pour cause de danger d’éruption plus sérieuse... Mark n’était pas sur les lieux au moment de l’éruption (il parait que c’est sympa le Panama...), mais il semblerait que notre vallée à dinosaures soit recouverte de jusqu’à 1 mètre de cendres! Ca alors.... Il est donc possible que vous ayez vu les photos de Chaiten juste à temps avant sa destruction.
Par ailleurs la maison de la maman de Ryan, à Hawaii, a elle aussi des soucis de volcan. C’est un monde! A part ça tout va bien chez nous. Et chez vous? Saturday, March 1. 2008Etape imprévue: Puerto Montt
Pour repartir de Chaiten, Mark nous avait réservé deux places dans l’avion pour Puerto Montt. Les tickets se sont égarés, mais on était dans la liste des passagers, donc pas de souci, faut être à l’aéroport à 18h15. Petit stress quand on dit à Mark qu’un Cessna Caravan est parti à 17h45: et si c’était le notre??? Mais non, peu après que l’on arrive à l’aérodrome de Chaiten à 18h00 on voit un autre Cessna Caravan arriver. Pas de danger de perdre son bagage, ils sont en haut de la pile. Youpiiiiiiiiiiii!!! Pas de places attitrées ici: on s’installe juste derrière le pilote avec mon appareil photo en main, et les 5 autres passagers derrière nous. On va jusqu’au bout de la piste, puis on fait demi-tour: Et c’est partiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII!!!! Au revoir Chaiten! Au revoir gigantestque glacier! Au revoir rivières turquoises! Pendant que moi je regarde par la fenêtre Ryan est captivé par l’art du pilotage. Il a même recréé ce vol sur son simulateur de vol à la maison: même avion, presque même trajet (l’aérodrome de Puerto Montt n’était pas dans la liste d’aéroports donc il a dû atterrir à l’aéroport normal, ce qu’on aurait préféré en vrai), même météo, et il n’a même pas crashé. Tiens d’autres volcans, et on commence notre descente après 30 minutes de vol, on doit être bientôt arrivés. C’est là que commence une série de surprises plus ou moins bienvenues. D’abord, on atterrit sur un bout de piste minuscule avec 2-3 petits avions du même calibre: heu, c’est pas possible que notre avion pour Santiago soit parmi ceux-là, et on n’a pas des tonnes de temps avant notre connection, hein? La dame de Patagonia Airlines nous dit qu’il faut prendre un taxi pour l’aéroport, le vrai, et que ça va coûter $8 000 pesos. Dommage, on n’en a que 7 000, que l’on complémentera par quelques dollars. Plus de détails sur la monnaie chilienne à suivre. On prend donc un taxi, qui nous trimballe dans une circulation pas possible pendant une demie-heure jusqu’à l’aéroport en plein milieu de la campagne. Bon, on a encore 45 minutes avant le décollage de notre premier vol sur nos 3 pour revenir à la maison. Là, la dame de LAN (la compagnie aérienne sud-américaine) tapote longuement sur son ordi, puis va consulter ses collègues... Mais qu’est-ce qui se passe? En plus elle ne baragouine que quelques mots d’anglais, et mon espagnol est assez limité en vocabulaire... Elle nous dit qu’American Airlines a fait une erreur dans notre itinéraire, et que notre premier vol, marqué de 20h25 à 22h00 sur notre ticket électronique arrive en fait à Santiago à 23h00 car Santiago est censé être une heure plus tard (dans un pays tout en longueur verticale ça parait bizarre, mais on n’est pas en mesure de discuter), et que notre seule solution c’est de prendre le même vol Santiago - NY le lendemain soir au lieu du soir-même, et qu’elle ne peut rien faire pour notre vol NY - Boston, nous laissant au bon vouloir des interlocuteurs suivants... QUOI??? Après moultes discussions, grincements de dents et tapotages de clavier elle nous donne finalement des tickets pour notre premier vol, qui, au fait, est retardé de 3 heures. Chapeaux les amis, non pas une mais deux raisons d’être pas contents! Bref on poirreaute un moment dans l’aéroport, désespérés de devoir passer la nuit dans l’aéroport de Santiago un coup rendus là-bas à 2h du mat’, puis on décide plutôt de changer notre premier vol en retard pour un autre le lendemain, et de passer la nuit dans un hôtel à Puerto Montt à la place. Merveilleuse idée, passer la première nuit de nos 44h de voyage dans un lit! En tout cas heureusement qu’on était deux pour ce genre de souci, parce que si j’avais été toute seule (sans ordi) ça n’aurait pas été rigolo DU TOUT. Voilà comment on a fait un arrêt imprévu à Puerto Montt. Vue de l’aéroport pendant la soirée déprime du voyage: Le lendemain matin, au lieu d’être à NY dans la file d’immigration comme prévu, on va se promener dans Puerto Montt. Cette ville est un chantier permanent et un marché de rue en même temps. On est mercredi matin au passage, et ça grouille de partout: Des poteaux électriques de première classe: |