Sunday, May 25. 2008
Vous aurez peut-être l’impression que je me suis déchaînée dans la cuisine ce weekend, mais en fait c’est à peu près normal mais c’est juste que j’ai fait l’effort de vous inviter chez nous en photos. Ce soir après une magnifique journée à se promener de magasin de vélo en épicerie exotique, j’ai fait des délicieux petits cookies à la cardamome et pistache, encore et toujours du livre de Mojo.
Ces petits biscuits sont absolument délicieux, et comme d’habitude ils ne contiennent pas de beurre mais de l’huile d’olive (je n’ai pas acheté de beurre depuis environ 6 mois, rendez-vous compte). Je fais beaucoup de moitié blanc-moitié complet, notamment pour le sucre et la farine comme ici. La cardamome en poudre donne un parfum subtil et chaleureux, tandis que les pistaches évitent la monotonie texturale et apportent leur saveur verdoyante. Il y a aussi le jus et zeste d’un citron vert, mais tout ces ingrédients ne prennent toute leur dimension que dans la combinaison avec les autres parfums.
J’ai par ailleurs percé le secret des Sojasun par le plus grand des hasards, en faisant une crème de mangue au soja. Figurez-vous que vous pouvez fabriquer vos propres yaourts de soja aux fruits ultra-facilement en mixant des fruits avec du tofu soyeux. J’ai un peu improvisé en mettant dans mon mixer une mangue en morceaux, une briquette de tofu soyeux, le jus et zeste d’un citron, un peu de sucre et un chouïa de noix de coco en poudre, et même que c’était vachement bon! J’avais toujours lu ces recettes à base de tofu soyeux, mais ne m’étais jamais lancée dans l’aventure. Je peux maintenant vous assurer que c’est super bon et fastoche!
Bref voilà un beau weekend de passé. Bon apétit bien sûr!
En l’absence de choses intéressante à vous montrer, je continue à vous présenter ce qu’on mange chez nous. La chose qui me déplait le plus à propos des billets culinaires, c’est qu’il faut passer tout un moment à préparer la mise en assiette pour qu’elle soit photogénique (et encore, je ne suis pas encore tout à fait au point dans ce domaine), puis prendre tout un tas de photos pendant que ma boufftance refroidit, au risque d’avoir laissé l’appareil en mode beaucoup-trop-foncé ou tout-bleu et de trouver des photos inutilisables quand on les développe après la vaisselle quand tout est mangé. Et puis en plus de ça, je n’ai pas tout un tas de petites cuillers mignonnes, de jolie porcelaine et de nappes lilas, citron vert ou orange givrée pour aller avec le plat du jour et varier les ambiances. A la place niveau surfaces j’ai formica jaunâtre sur les comptoirs, lino moche dans la cuisine, et toile goudronnée/peinture écaillée sur le balcon. Pas facile de rendre ça apétissant, vive le flou d’arrière-plan! Et puis il faut que la lumière coopère quand le plat est prêt et que je suis affamée, pas de gros nuage qui m’oblige soudainement à allumer la lumière artificielle pas belle. Bref la photo culinaire, c’est tout un art.
J’avais fourni un bébé levain à une collègue pour qu’elle fasse son pain au levain elle aussi, et elle m’a remercié à ma grande surprise par un bocal de granola maison. J’avais déjà fait du granola il y a quelques mois, mais le sien était bien meilleur donc il a fallu que je le teste.
Voici donc le secret du granola maison.
> Dans un grand saladier, mélanger 3 tasses de flocons d’avoine, 1 tasse d’amandes effilées, 1 tasse d’autres graines ou noix (moi j’ai mis ce qui traînait dans mes placards: graines de courge, de lin et de tournesol), 3/4 de tasse de noix de coco rapée, 1/4 de tasse de sucre brun, 1/4 de tasse de sirop d’érable, 1/4 de tasse d’huile végétale neutre, une pincée de sel, et si désiré une pincée de canelle. Mélanger tout ça consciencieusement.
> Etaler le granola sur des plaques de cuisson en épaisseur assez fine (2-3 cm par exemple), puis les glisser dans le four préchauffé à 120 degrés C (250 F). Faire cuire environ 1h, en sortant les plaques toutes les 15min environ et tournant le granola pour tout chauffer équitablement.
> Moi je mets la moitié de cette recette au freezer pour plus tard, et j’entame la première moitié en petit dej’ de weekend, avec du yaourt nature, des abricots secs, du gingembre confit, des raisins secs, et tout autre fruit sec ou frais qui traîne.
On commence par l’actualité du jour: Bonne fête à toutes les Mamans françaises! Enfin surtout à la mienne... Message à ma Maman: Patience, ton cadeau est en chemin!
Et on enchaîne dans la famille qu’est-ce-qu’on-mange-bien-chez-nous. En fin de semaine quand on a un peu plus de temps qu’un soir de travail, on aime bien se faire des bons petits plats du livre de Mojo. Hier soir c’était gnocchi aux panais (parsnip), sauce rustique aux pignons de pin et citron, comme je vous avais déjà dit que c’était l’une de nos recettes préférées. Que c’était bon!
Je ne vais pas vous plaggiariser la recette texto, mais en gros pour faire les gnocchi, c’est comme ça que ça se passe:
> Faire cuire des panais à la vapeur. Les réduire en purée, assaisonner, puis ajouter du parmesan et de la farine jusqu’à la consistance qu’il faut pour tout juste pouvoir manipuler la pâte.
> Faire des petites boulettes ovales de pâte et faire de jolies marques à la fourchette. C’est ça qui prend le plus de temps de toute la recette.
> Dans une casserole d’eau bouillante, lancer du plus haut possible les gnocchi pour bien éclabousser la gazinière, pas trop à la fois. Quand les boulettes remontent en surface, les sortir de la casserole et les mettre à patienter dans un récipient couvert pour garder la chaleur.
Pour faire la sauce pignon-citron, voici les grandes idées:
> Faire cuire un oignon et de l’ail dans de l’huile d’olive. Ajouter de la chapelure et des pignons concassés jusqu’à ce que ça brunisse et sente bien bon. Ajouter le zeste et jus de deux citrons et assaisonner.
Servir les gnocchi accompagnés de la sauce pignon-citron, de parmesan et de poivre noir concassé. Je vous assure que la douceur des panais est bien remontée par l’acidité du citron et le crémeux des gnocchi est équilibré par la consistance granuleuse de la sauce. Un Riesling Chilien par dessus-ça, et c’est le bonheur!
Thursday, May 22. 2008
Le burrito est un grand classique de la maison jaune sur Hurley Street. On en fait facile une à deux fois par semaine, toujours un peu pareils mais toujours un peu différents. C’est un peu le principe de la crêpe, mais roulée en gros saucisson contenant plein de bons ingrédients frais.
Pour deux délicieux burritos:
> Préparer un “riz espagnol” en paquet tout prêt (oui je sais, ça ne nous ressemble pas), c’est un riz avec de la tomate et des épices. A défaut, faire cuire du riz complet, ou bien faire un pilaf avec pas mal de paprika.
> Faire cuire un oignon en gros morceaux, du tofu en cubes, et en fonction des disponibilités du frigo: des poivrons, des courgettes. Assaisonner généreusement avec du cumin et de la poudre de piment.
> Réchauffer une boîte de haricots (noirs ou pinto) au micro-onde ou a la casserole.
> Faire réchauffer à la poêle une grande tortilla de blé. Raper de la mozzarella dessus. Quand le fromage est fondu, c’est prêt pour l’assemblage!
> Sur la tortilla, disposer sur une ligne les principaux ingrédients suivants: riz, mélange oignons/tofu, haricots, avocat ou guacamole, salade, tomate, coriandre fraîche, salsa (rouge ou verte), sauce Mexicaine qui pique, et si disponible comme ci-dessus: graines de luzerne germées, un filet d’huile de lin, et aussi du yaourt nature (ou crème fraîche). Pas besoin de saler/poivrer, si vous avez correctement dosé l’assaisonnement des épices et utilisé quelques ingrédients tout faits (salsa, riz espagnol) votre burrito sera déjà rempli de saveurs. Ne pas trop charger, car sinon ça ne va jamais fermer! C’est l’etape montrée ci-dessus.
> Roulez jeunesse: plier les côtés aux extrémités de la ligne d’ingrédients pour former des remparts anti-dégoulinures, puis rouler la tortilla bien serré comme un sushi. Pas de photos à ce moment-là parce que 1) c’est assez moche un boudin dégoulinant, et 2) pas moyen d’y échapper, on a besoin de deux mains pour manger un machin pareil.
Voilà ce qu’on mange chez nous!
Sunday, May 11. 2008
Le printemps est désormais bien installé dans les arbres.
Ca fleurir, ça bourgeonne, mais les températures restent encore un peu fraîches, surtout les weekends (il fait toujours beau et chaud pendant la semaine, grrrr).
Cet après-midi on a été au Dimanche des Lilas à l’arboretum, c’était ravissant. (Non je sais c’est pas un lilas celui ci-dessous, c’est un rhodo, mais il y avait trop de monde autour des lilas, et mes photos sont bof, et comme vous le savez les photos bof n’ont pas droit au chapitre sur ce blog.)
Pas de photo spectaculaire aujourd’hui, mais les fleurs de printemps c’est toujours rafraîchissant.
On avait été un peu ambitieux à sortir pour la journée en toupetipull/t-shirt et jupette/short, mais tant qu’on restait au soleil ça allait.
Au retour on a été manger une soupe vietnamienne dans Chinatown parce qu’on n’avait pas grand chose dans le frigo, mais on est toujours un peu déçu par ce qu’on peut manger au restau par ici, on trouve qu’on mange bien mieux chez nous finalement...
Mais pour pouvoir goûter nos délices, il faut venir nous voir, sinon c’est tout pour nous poil aux genoux!
Tuesday, May 6. 2008
Et ça finit comme ça:
Avec un gros bout de pouce en moins entre les deux! Dimanche soir c’était diner indien (soupe de tomates aux feuilles de curry, lentilles mung aux feuilles de curry - on les adore - riz aux épices, et épinards au fromage maison), et ce soir c’était Pad Thai, donc plein de bons lunches cette semaine! Vivement l’heure de la soupe demain midi...
Sunday, May 4. 2008
Vous vous souvenez de Chaiten? Eh bien figurez-vous qu’il y a quelques jours, le volcan du même nom, le chapeau couvert d’un glacier, est entré en éruption après 2000 ans d’inactivité, crachant des cendres à plusieurs kilomètres de haut et forçant les 4500 habitants de Chaiten à être évacués! D’après notre informateur local, il est possible que la ville de Chaiten soit rayée de la carte, pour cause de danger d’éruption plus sérieuse... Mark n’était pas sur les lieux au moment de l’éruption (il parait que c’est sympa le Panama...), mais il semblerait que notre vallée à dinosaures soit recouverte de jusqu’à 1 mètre de cendres! Ca alors.... Il est donc possible que vous ayez vu les photos de Chaiten juste à temps avant sa destruction.
Par ailleurs la maison de la maman de Ryan, Ã Hawaii, a elle aussi des soucis de volcan. C’est un monde!
A part ça tout va bien chez nous. Et chez vous?
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