Sunday, March 30. 2008
Grâce au super cadeau par Soeurette et Beau-Frère d’une nuit en balade de notre choix, nous avons passé un resplendissant weekend à Cape Cod. Ah, que c’est bon les weekends-vacances....
On commence la visite par une pause à Plymouth, là où est (à peu près) arrivé le Mayflower et les premiers colons en 1627. En fait la bourgade s’est auto-attribué ce titre pour en tirer un business bien organisé mais finalement très intéressant. On a commencé par faire le tour de la reproduction du Mayflower, qui a transporté 102 personnes d’Angleterre et de Hollande qui voulaient commencer une vie fraîche en Amérique.
Le bateau qu’on a visité a été reconstruit en 1957 et a fait la traversée en vrai, avant d’établir résidence dans le port de Plymouth.
Puis la visite continue au camp Wampanoag, les natifs de la région qui ont cohabité avec les colons avant de se faire largement décimer par les maladies européennes et les traités abusifs. Parmi les huttes reconstituées se trouvaient des descendants de la tribu Wampanoag habillé traditionellement, à qui on pouvait poser toutes les questions qu’on voulait (on en aperçoit un à l’arrière).
Cette hutte conçue pour 3 générations était très confortables à l’intérieur, grâce aux 3 cheminées, aux peaux de bêtes et aux tapis tressés pour isoler des quelques petits degrés à l’extérieur. Ici, la fumée s’échappe par les cheminées à auvent réglable.
On poursuit notre chemin pour aller découvrir le camp des colons de 1627. Oh, ça me rappelle vaguement ce petit village gaulois...
Y a même Cétautomatix le forgeron, qui passe son temps a fabriquer des clous pour construire les maisons du village:
(au passage je me permets de partager
ce lien , qui détaille tous les personnages d’Astérix avec une impressionante précision)
Puis on reprend la route et on se dirige vers le Cap, Cape Cod bien entendu. Pour ceux qui ont raté la virée au Cap de l’année dernière, vous pouvez aller vous remémorer la carte
ici . La route est très jolie, mais on ne s’est pas arrêtés pour des pauses photos, donc il vous faudra imaginer ou y faire un tour par vous-même. Bref en fin d’après-midi on arrive à Provincetown, la bourgade du bout.
Après manger on se dépêche de sortir les appareils pour la lumière du soir, mais le froid mordant a vite fait de nous rediriger vers l’intérieur... On mitraille tout de même tout ce qui ne bouge pas.
Ca m’arrive de plus en plus souvent de pencher l’appareil pour un peu plus de dynamisme dans une scène autrement platement statique. Hop hop hop on s’active...
Mais il faut savoir ne pas abuser de ce petit angle dynamique...
A gauche ci-dessous on aperçoit la pancarte de notre gîte, le Grand View Inn:
Puis on s’engouffre rapidement dans un bar pour se réchauffer les mimines. Le vent a quand même atteint les 60km/h ce soir-là , donc on rentre rapidos se coucher.
Le lendemain, grand soleil à nouveau, youpi. Encore ces drôles d’oiseaux en vacances:
Puis on se promène dans les petites rues mignonnes de Provincetown, désertes pour cause de hors-saison et de 9h du matin.
On se dirige vers le bout du bout, la jetée de gros cailloux qui longe les “plats de marée” (tidal flats), qui sont effectivement bien plats et marécageux.
On saute de caillou en caillou sur la jetée pendant un moment. Un coquillage que les natifs utilisaient pour leur bijoux, avec sa jolie couleur violette:
Puis on fait demi-tour et on retourne en ville. Comme d’hab, ma fascination pour les poteaux électriques:
On reprend la voiture pour aller explorer quelques plages...
... On fait quelques galipettes dans le sable...
... On observe un peu d’activité de goélands...
Toujours dans le thème Gaulois, voici Caillus Pupus:
Puis on trouve le chemin du retour (toujours aussi ravissant, mais pas de pause photo), et nous voilà de retour à la maison....
N’oubliez pas bien entendu d’aller regarder l’autre version des choses sur le
photoblog . A l’heure ou je poste les photos ne sont pas encore en ligne, mais ça ne saurait tarder.
Gros merci a Loulou, Thierry et Esther pour ce merveilleux weekend de vacances!
Monday, March 24. 2008
Apparently there is a local radio show here in Cambridge called
Phoning It In on
WMBR which is MIT’s college radio station. This show, it turns out, is all about people “phoning it in” and on February 21st one of my music-heroes, Eef Barzelay, called in and played a few songs. I’ve broken up the recording into separate tracks with the “talking” bits in between the songs as they were in the original broadcast. Despite being crappy phone quality, I was quite pleased to hear an unrecorded song, Buffalo, which (if memory serves) he played at the Ben Folds concert he opened for in Worcester MA. Enjoy!
I probably shouldn’t (and won’t for now) embed the music in ChezMojo because it is ~650 MB and eight hours long, but I stumbled across a personal website that contains a hand-picked mix of songs that I listened to over the weekend and really enjoyed. The website suggest that you “Enjoy with your favorite psychedelic.”, but it works just fine with a homebrew. Anyway, it is a huge download and one continues eight+ hour track, but really flows well and functions superbly as background music while you work.
Music Mix (http://sweetpea.tentacle.net/beyond/)
Sunday, March 23. 2008
Back in The Day, when people would come to me teary-eyed at the prospect of trying to replace the MP3s they had carefully collected from Napster (before it was shut down), I would tell them to check their IDE cables. Those ribbon cables, I insisted, are far more likely to fail than your hard drive. Most of the time I was right and in fact this advice earned me gratitude and free drinks on many occasions. Of course, the introduction of the serial ATA interface--and the SATA cable--fixed all that, right?
My newly minted computer, Dogbert, was birthed when I was fidgeting with the innards of my entertainment PC after a five mile run in the humid summer months of Boston. A drop of sweat rendered a component useless and after trying a few combinations of motherboards, RAM, and CPUs, I decided it was time for one of those new-fangled quad-core Intel processors I’d heard so much about. Dogbert was fitted with a 150 GB WD-Raptor--a 10,000 rpm SATA beast--for solidus (that’s forward-slash, the root directory of a Linux machine for you non-uber-geeks) along with a Hitachi 1 TB monster for /home. After about four months Dogbert became a little flaky as the ring buffer was filled with the dreaded “I/O seek errors” from the Raptor. What a piece of junk, I thought.
After many moons the problem worsened and Dogbert occasionally couldn’t recognize the Raptor drive upon booting, which confounded my efforts at WOL from work--how else am I going to have the latest Blueray waiting for me when I get home? I saved an image of solidus and ponied up the dough for another Raptor, after all how could I live without Dogbert while his brain was in transit for warranty replacement?
The problem worsened and I eventually bit the bullet and installed the new Raptor drive, intending to clone solidus to it before it finally died, but Dogbert switched off during the POST... What could be happening? I hit the power button in defiance only to see thick black smoke pour from Dogbert’s rear fan! Panic gripped me as I dove behind my desk and yanked the power cord. I’ve only seen black smoke come out of a computer twice before. Once when a PSU failed, taking the motherboard with it, and once when I accidentally connected a 110 V computer to a 220 V outlet intended for a British-made single photon counter. The smoke, however, was coming from the top of Dogbert, not the bottom where the PSU lives... I prepared for the worse.
After opening up Dogbert and choking on the horrid smell of burning PCB and thick smoke pouring from every orifice in poor Dogbert’s shiny Cosmos case I removed the newly minted Raptor to find this:
Holy hole in a donut Batman, the hard drive burst into flames! While focusing on the faint odor of the incense I had lit to combat the vile smell of burning computer-flesh I reassembled Dogbert, though I decided to re-connect the old Raptor--the one that was home to solidus--using the fancy new reinforced cable that came with the new drive. Guess what? Solidus is back to normal, Dogbert is humming away like a champ, and his buffered reads are off the scale. The lesson here--take your own advice--it’s always the cable!
Hier j’ai fait quelque chose que j’ai détesté pendant les premières 18 années de ma vie, et que je n’avais pas fait depuis au moins 8 ans. J’ai mis mes baskets et je me suis mise à courir.
Oui, je sais, ça me ressemble pas.
Mais bon, pourquoi pas, c’est un moyen comme un autre de bouger son popotin, de faire fondre les calories stockées généreusement pendant l’hiver et encore cachées sous le manteau-moumoute, et puis je vais donner sa chance à ce sport atroce qui ne me motive pas encore au plus haut point, on espère pendant une saison, et puis on verra.
Et puis après ça (Ryan a couru comme un petit lapin un chemin plus long, pendant que j’ai couru mes 3.4km), notre petit doigt à photo nous démangeant sérieusement, on est sorti dans le grand froid pour prendre des photos de notre quartier. Tout ce qui suit a été pris dans les 3 blocs alentour de chez nous.
Je n’ai pas grand chose à raconter sur toutes ces photos.
On est au bord d’un quartier un peu industriel:
... un peu en chantier tout le temps.
Avec nos petits objectifs à focale fixe et grande ouverture, on s’est amusés comme des petits zoufs.
C’était une région très industrielle il y a un temps certain, d’où la voie ferrée enterrée et les nids de poule géante qui devaient habiter le quartier en compagnie des dinosaures.
La lumière du soir était très plaisante.
Cette photo a un air japonais selon moi, peut-être parce que je suis maintenant en train de lire un livre japonais, Chroniques de l’Oiseau à Ressort par Haruki Murakami.
On sent que le printemps n’est pas loin, mais pas tout à fait là encore. On frôle les 6-7 degrés au soleil en milieu de journée, ça gèle encore la nuit, et le vent est frigorifiant quand il s’engouffre dans le col du manteau.
Dans ma série fils électriques, je vous présente la boîte-dont-il-manque-5-parois:
N’importe quel objet prend une autre dimension avec les ombres et lumières du soleil en fin de journée.
On voit de plus en plus de vélos qui sortent pour la saison. J’ai vraiment hâte de sortir Véra (c’est le nom de mon vélo. Ceux qui n’ont pas encore donné de nom à leur vélos sont des gros nuls et peuvent faire appel à ma conseillère en la matière, Jocelyn.)
Un autre poteau électrique de grande classe:
Notre quartier regorge de trésors photographiques, surtout des bien rouillés.
Ou des épaves délavées.
Bon et puis au cas où vous auriez oublié où vous êtes, un petit rappel discret:
Bon et puis il commençait à faire frette, alors une petite dernière photo et on rentre.
L’autre version des choses est sur le
photoblog .
Friday, March 21. 2008
Eh, figurez-vous chez lecteurs que je suis maintenant ultra-médiatisée, avec ma photo partout sur internet... Enfin, partout, heu, surtout sur
le nouveau site internet de ma boîte , tout chaud tout frais de cette semaine... Regardez par vous-même:
Là c’est clairement moi dans l’atelier avec mes collègues Alex et Neil:
Et on continue avec moi en bas à droite
ici avec tous mes petits collègues, puis
mes pieds , et même
mes mains à droite....
Si jamais ça vous intéresse de savoir ce que je fais dans la vie, eh bien voilà tout, je pose pour des photos de mains, de pieds, d’oreilles même. On a même des
offres d’emploi si jamais vous connaissez quelqu’un qui veut poser aussi.
Thursday, March 20. 2008
Allez pour une fois je me lance dans la critique littéraire. Et sans filet, je vous promets de ne pas avoir regardé les critiques littéraires officielles sur les sites qui vendent le bouquin, ceci n’engage que moi.
Donc je vais vous présenter aujourd’hui
The Geography of Bliss par
Eric Weiner . Je doute qu’il soit déjà traduit en français comme il est tout juste sorti au début de 2008, mais ceux qui lisent en anglais peuvent s’y tenter. Mais de quoi s’agit-il? L’auteur, Eric, se déplace dans 10 pays pour essayer de définir ce qui rend les gens
heureux (ou pas). La table des matières résume le sujet ainsi: aux
Pays Bas le bonheur est un numéro; en
Suisse le bonheur est l’ennui; Au
Boutan le bonheur est une politique; au
Quatar le bonheur est de gagner un ticket de loterie; en
Islande le bonheur est l’échec; en
Moldavie le bonheur est quelque part ailleurs; en
Thaïlande le bonheur est de ne pas trop réfléchir; en
Grande Bretagne le bonheur est un travail en cours; en
Inde le bonheur est une contradiction; aux
Etats-Unis le bonheur c’est d’être à la maison.
La première question qui vient à l’esprit, c’est: mais comment quantifier le bonheur? Il semblerait que les chercheurs de la science du bonheur n’ont trouvé aucune meilleure façon de le mesurer que de demander aux gens: “est-ce que tu es heureux?”, et de ranger les résultats entre 0 et 10, 0 étant pas heureux du tout et 10 étant aussi heureux que possible. Le bonheur étant un sentiment très subjectif, pas de grande surprise que la mesure du bonheur le soit aussi. Et là vient la question: en moyenne, dans quel pays sont les gens les plus heureux sur terre? Et on commence le grand voyage. Raconté d’une manière très humoristique, l’auteur nous emmène dans ses poches alors qu’il rencontre des gens, locaux et expatriés (pour leur demander ce qui les rend plus heureux dans leur nouveau pays que dans leur pays d’origine - et je retourne la question à tous les expatriés qui lisent ce blog), et au fil de ses aventures on découvre de nombreuses cultures dont on ne connait pas grand chose (vous savez où c’est le Boutan, vous?), tout en évitant d’éclater de rire dans le métro en lisant ses anecdotes hilarantes.
Bref je ne vais pas vous barber avec ma version des choses, qui est bien moins intéressante que celle de l’auteur, mais je vous donne quand même quelques-unes de ses conclusions: “l’argent a son importance, mais pas autant que l’on croit, et pas de la façon que l’on croit. La famille est importante. Les amis aussi. L’envie est toxique. La réflection excessive aussi. Les plages sont optionnelles. La confiance ne l’est pas. La gratitude ne l’est pas non plus.” Pas moyen d’aller plus en détails sans se heurter à des montagnes de contradictions (“les Suisses sont coincés et heureux. Les Thaïlandais sont relax et heureux. Les Islandais trouvent le bonheur dans leur excès alcooliques, mais les Moldoviens seulement de la misère”).
La question du jour est donc: êtes-vous heureux? Moi je pense être aux environs de 9.
Sunday, March 16. 2008
Allez puisqu’on m’a fait la demande plusieurs fois de photos de nous, voici vos trois oiseaux préférés: Ryan, Clotilde et le cara-cara (sur sa branche en arrière).
Ah, que c’était bon les vacances! Le drame des photos fisheye c’est qu’elles sont de tellement meilleure qualité sur papier que digitales... Je ne comprends pas comment les photographes qui offrent le CD de photos quand on fait développer des photos chez eux peuvent avoir un aussi mauvais scanner à photos. Franchement.
Saturday, March 8. 2008
On a du monde à manger aujourd’hui!
Pas de doute, nos invités se promènent tout le long du porche à l’arrière, sur la balustrade, sur le parvis et le toit de la cabane...
Et les graines disparaissent à toute allure! Impossible de les prendre en photo à travers la moustiquaire, le store et la vitre crado, mais je peux vous dire que nos invités sont plutôt dans le genre moineaux qui se tapent dessus que quoi que ce soit d’autre. A l’occasion je vois un petit que je connais pas, et mon mini guide des oiseaux n’est pas suffisant pour l’identifier. En tout cas ils ont trouvé le ratelier!
Alors que je viens de poster ce billet je vois et j’entends un gros geai bleu sur la balustrade, il zieute la cabane avec délice.... Il s’en rapproche... Ah, il a chopé une grosse graine par terre... Et le voilà reparti! C’était les aventures du samedi matin sur le porche.
Saturday, March 1. 2008
Pour repartir de Chaiten, Mark nous avait réservé deux places dans l’avion pour Puerto Montt. Les tickets se sont égarés, mais on était dans la liste des passagers, donc pas de souci, faut être à l’aéroport à 18h15. Petit stress quand on dit à Mark qu’un Cessna Caravan est parti à 17h45: et si c’était le notre??? Mais non, peu après que l’on arrive à l’aérodrome de Chaiten à 18h00 on voit un autre Cessna Caravan arriver. Pas de danger de perdre son bagage, ils sont en haut de la pile. Youpiiiiiiiiiiii!!!
Pas de places attitrées ici: on s’installe juste derrière le pilote avec mon appareil photo en main, et les 5 autres passagers derrière nous. On va jusqu’au bout de la piste, puis on fait demi-tour:
Et c’est partiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII!!!!
Au revoir Chaiten! Au revoir gigantestque glacier!
Au revoir rivières turquoises!
Pendant que moi je regarde par la fenêtre Ryan est captivé par l’art du pilotage.
Il a même recréé ce vol sur son simulateur de vol à la maison: même avion, presque même trajet (l’aérodrome de Puerto Montt n’était pas dans la liste d’aéroports donc il a dû atterrir à l’aéroport normal, ce qu’on aurait préféré en vrai), même météo, et il n’a même pas crashé.
Tiens d’autres volcans, et on commence notre descente après 30 minutes de vol, on doit être bientôt arrivés.
C’est là que commence une série de surprises plus ou moins bienvenues. D’abord, on atterrit sur un bout de piste minuscule avec 2-3 petits avions du même calibre: heu, c’est pas possible que notre avion pour Santiago soit parmi ceux-là , et on n’a pas des tonnes de temps avant notre connection, hein? La dame de Patagonia Airlines nous dit qu’il faut prendre un taxi pour l’aéroport, le vrai, et que ça va coûter $8 000 pesos. Dommage, on n’en a que 7 000, que l’on complémentera par quelques dollars. Plus de détails sur la monnaie chilienne à suivre. On prend donc un taxi, qui nous trimballe dans une circulation pas possible pendant une demie-heure jusqu’à l’aéroport en plein milieu de la campagne. Bon, on a encore 45 minutes avant le décollage de notre premier vol sur nos 3 pour revenir à la maison. Là , la dame de LAN (la compagnie aérienne sud-américaine) tapote longuement sur son ordi, puis va consulter ses collègues... Mais qu’est-ce qui se passe? En plus elle ne baragouine que quelques mots d’anglais, et mon espagnol est assez limité en vocabulaire... Elle nous dit qu’American Airlines a fait une erreur dans notre itinéraire, et que notre premier vol, marqué de 20h25 à 22h00 sur notre ticket électronique arrive en fait à Santiago à 23h00 car Santiago est censé être une heure plus tard (dans un pays tout en longueur verticale ça parait bizarre, mais on n’est pas en mesure de discuter), et que notre seule solution c’est de prendre le même vol Santiago - NY le lendemain soir au lieu du soir-même, et qu’elle ne peut rien faire pour notre vol NY - Boston, nous laissant au bon vouloir des interlocuteurs suivants... QUOI??? Après moultes discussions, grincements de dents et tapotages de clavier elle nous donne finalement des tickets pour notre premier vol, qui, au fait, est retardé de 3 heures. Chapeaux les amis, non pas une mais deux raisons d’être pas contents! Bref on poirreaute un moment dans l’aéroport, désespérés de devoir passer la nuit dans l’aéroport de Santiago un coup rendus là -bas à 2h du mat’, puis on décide plutôt de changer notre premier vol en retard pour un autre le lendemain, et de passer la nuit dans un hôtel à Puerto Montt à la place. Merveilleuse idée, passer la première nuit de nos 44h de voyage dans un lit! En tout cas heureusement qu’on était deux pour ce genre de souci, parce que si j’avais été toute seule (sans ordi) ça n’aurait pas été rigolo DU TOUT. Voilà comment on a fait un arrêt imprévu à Puerto Montt.
Vue de l’aéroport pendant la soirée déprime du voyage:
Le lendemain matin, au lieu d’être à NY dans la file d’immigration comme prévu, on va se promener dans Puerto Montt. Cette ville est un chantier permanent et un marché de rue en même temps. On est mercredi matin au passage, et ça grouille de partout:
Des poteaux électriques de première classe:
Et un joyeux mélange de cultures et de moyens:
Qui veut de la belle saucisse jouflue?
Une belle salade ou une botte de radis?
Les Chiliens sont généralement plus typés sud-américains que les Argentins, qui ont énormément d’influence européenne.
Les couleurs sont toujours dynamiques, ça réchauffe l’oeil.
Et comme promis, un petit topo sur la monnaie chilienne. Le taux de change est 400 pesos pour US$1, ou 600 pesos pour 1 euro, ce qui rajoute nombre de zéros aux étiquettes de prix. Ceci dit les étiquettes en question utilisent le signe “$” quand même, ce qui pousse la bouteille d’eau à $600 et ces générateurs en promo de $200 000 à $900 000.
Ceci dit j’étais assez surprise (par rapport au Mexique ou à la Chine par exemple) de voir le coût de la vie à peu près 80% des prix américains en Argentine et 90% au Chili. La conclusion que les mauvaises langues vont tirer c’est que les US descendent bien bas, mais je ne vais pas rentrer dans ce débat.
Bref après cette promenade dans Puerto Montt, on retourne à l’aéroport et on prend l’avion de 13h30 pour Santiago. Beaucoup d’agriculture coincée entre le Pacifique et les montagnes:
Rendus là -bas, American Airlines et LAN se renvoient la balle de la faute qui nous cause 24h de retard, mais sont d’accord d’une chose: il n’y a pas de décalage horaire entre Santiago et Puerto Montt, grrrrrrrrr... Il parait qu’ils
auraient dû changer d’horaire mais ne l’ont pas fait. Franchement, comment une entreprise aussi dépendante de l’heure peut ne pas être sûre de leur propre heure? Heureusement, le restau de l’aéroport est plutôt bon, et on se régale de sushis et de pisco sours (le cocktail local) avant d’embarquer, de faire une escale à Lima et de trouver notre chemin vers Boston avec seulement quelques discussions à NY. Que d’aventures!
Et vous serez ravis d’apprendre que depuis que nous sommes revenus, j’ai revé à plusieurs reprises que nous sommes coincés à Santiago et qu’on n’a pas moyen de revenir à la maison...
Pour conclure ce voyage, voici comme promis les albums photos un peu plus détaillés: Ryan a tout sur son
photoblog et voici
le mien