Juste un petit rappel avant de commencer: n’oubliez pas d’aller consulter
Ze map si jamais vous êtes perdus. On reprend la route vers le Chili après quelques jours de relaxation totale. La frontière est intéressante. D’abord on sort d’Argentine (tampons sur le passeport, douanes, etc), puis on fait environ 1km de route, puis on rentre au Chili (tampons sur le passeport, douanes, contrôle du véhicule, etc). Tout se passe bien. La rivière que l’on suit est l’une des plus reconnues mondialement pour le rafting, et sa couleur (malgré les nuages) est inspirante.
Après quelques heures de route (100% route de terre cette fois-ci), on arrive à la cabane de Mark au Chili:
Il fait grisonnant et il commence à pleuvoir, mais on espère voir les 3 glaciers environnants pendant notre séjour.
Avant que la pluie ne se mette à tomber franchement, on prend quelques photos d’abeilles défiant les lois de la gravité avec un gros corps orange et des petites ailes, ci-dessous en pleine action d’aterrissage sur un fushia sauvage (partout partout dans la forêt et sur le bord des routes):
Comme je le disais précédemment, la cordillère des Andes arrête tous les nuages venant du Pacifique, ce qui donne dans cette région la dernière forêt de pluie (rain forest) tempérée du monde, particulièrement verdoyante et active en animaux sauvages, principalement des oiseaux.
Mark et Roxana dorment dans la cabane de Mark (sans eau courante ni électricité), pendant que Ryan et moi restons dans la “cabane d’amis” du voisin. Jack est un ancien professeur américain qui a plein de choses à raconter. Vu du salon de chez Jack et Patty en regardant la pluie tomber:
Puis après la sieste (de rigueur en Amérique du Sud, où le temps est une notion fluide) et le dîner, on rentre dans nos pénates, on allume notre bougie et notre poêle à bois pour la nuit (heureusement que j’ai un maître du feu expérimenté en poêles à bois), et on regarde le soleil se coucher par dessus les nuages, avec cette drôle de couleur orange du brouillard.
Le lendemain, on va passer un bon moment dans les sources chaudes du coin. L’eau sort à environ 50 degrés Celsius dans une piscine au milieu dúne forêt verdoyante. C’est très plaisant. En sortant on achète des chaussons aux pommes locaux, des empanadas de manzana. Miam! Pas un endroit très photogénique, dommage pour vous. Sur le chemin du retour, une petite pause photo pour l’énorme glacier du coin:
Ah tiens notre cabane. Même qu’on avait une grosse citerne d’eau de pluie ou de la rivière pour la salle de bain et un chauffe-eau pour le confort de la douche chaude!
Ryan et moi avons décidé que c’était un endroit rêvé pour élever des dinosaures, avec des énormes feuilles de fausse rhubarbe que l’on imaginaient ruminées avec délicatesse par un Argentosorus affamé.
Puis nous sommes allés en ville pour le dîner. Chaiten est la préfecture de la province, mais on en fait vite le tour.
Le truc bizarre dans ces pays, c’est qu’ils ont sauté dans le train de la technologie relativement récemment, donc ils ont commencé direct avec les téléphones portables et l’internet sans fil partout, y compris dans la rue sur un muret dans le milieu d’une minuscule ville au Chili.
Chaiten est la capitale mondiale des chiens de rue qui sillonnent les 5 rues dans chaque sens et qui boîtent un peu pour attirer l’attention pour se faire donner à manger. Celui-ci apprécie le soleil qui se couche sur le Pacifique.
On a beaucoup rigolé en voyant passer ce cowboy bourré qui n’arrivait pas à rester droit sur son cheval. Heureusement que la monture avait un bon sens de l’équilibre et de l’orientation pour revenir à la maison.
Puis on est allés regarder le soleil se coucher à la plage Santa Barbara, mais les photos de Ryan sont mieux que les miennes, donc vous vous contenterez de ce petit lichen:
... et de ce buisson dans le soleil couchant.
De retour en ville pour le diner. Le Chili (enfin ce qu’on en a vu) est truffé de backpackers.
Le lendemain, grand beau temps...
Le bateau du voisin, qui pêche avec une boîte de conserve (on l’a vu à l’oeuvre, c’est tout un art):
On titille d’abord le saumon:
Mais en attendant que ça (ne) morde (pas), moi je prends des photos du glacier le plus proche:
C’est une rivière de plus en plus populaire parmi les pêcheurs (y compris étrangers), du coup les poissons sont un peu plus méfiants.
On continue la promenade touristique de la rivière:
Jusqu’au lac qu’on a suivi la veille en chemin:
Puis on pratique à nouveau la pêche à la mouche, que je documente précisément cette fois-ci puisque j’ai pris mon appareil. On lance le fil après plusieurs allers et retours en avant et en arrière pour obtenir la longueur de fil désirée en l’air:
Puis on regarde le poisson hésiter et rechigner sur notre belle mouche juteuse:
Et enfin on ramène sa mouche en tirant doucement sur le fil.
Mais ça ne mord pas non plus. Paraît que le jour après qu’on soit parti Mark a attrappé un saumon de 25kg, et rebelote de jour d’après. Le lendemain matin, de retour en ville, pendant que Mark reconduit Roxana a la frontière pour qu’elle retourne au travail quand même.
Nous on se promène.
Pour le déjeuner, je goûte la soupe de fruits de mer, une spécialité locale. Beaucoup de fruits de mer pour un seul repas, mais délicieux.
Puis on passe tout un moment assis au bord du pacifique, à regarder les chiens de rue, le volcan, les bateaux qui arrivent et repartent.
Rocky, le chien d’un pote de Mark, dans toute sa classe:
De l’herbe de mer:
Et enfin la pêche d’un pêcheur local, qui vient ensuite les vendre dans sa brouette en passant frapper à chaque porte.
On a beaucoup aimé Chaiten, cette minuscule ville de 5 rues de long et de 5 rues de large, collée entre les montagnes et le Pacifique.